23 mai 2007
Le lundi au soleil
Aujourd’hui, j’avais cours. Une bonne partie de la journée, alors qu’il faisait un temps incroyable. Ce n’est pas juste. Mais c’est une occasion de vous raconter mes lundis au soleil, au Naschmarkt.
Le Naschmarkt, c’est ce grand marché entre Karlsplatz et Kettenbrückegasse. Les viennois le connaissent par cœur. J’ai mis un peu de temps à le découvrir. Ce temps, je le rattrape en faisant de cet endroit une institution. Depuis quelques mois, pour moi, le Naschmarkt, c’est synonyme de lundis au soleil.
Je m’y rends vers 13h. J’y achète mes légumes. Et puis tout ce que j’y trouve. Oui, l’affreuse est une vraie fille, ce qui signifie :
- Qu’elle a la fièvre acheteuse ; tant qu’elle a des euros dans son portefeuille, elle ne s’arrête pas.
-Qu’elle craque sans vergogne sur tout ce qui a l’air bon : des piments farcis italiens – qui me rappellent ceux de ma grand-mère – aux tranches de kiwis séchés (ben oui, ça fait pas grossir, d’abord).
C’est un endroit parfait pour se sentir belle. Les marchands vous font de grands sourires : « Halo, Schatzi », (NdT : salut chérieJ ) comme ils disent. Et puis vous les ignorez. C’est un tic d’affreuse. Quand quelqu’un l’aborde – ou juste, tente d’être poli – l’affreuse se redresse, tourne la tête, et effectue ce délicat mouvement de la tête qui envoie ses cheveux valser dans les airs : L’oréal, elle le vaut bien.
Et puis elle se laisse amadouer. Surtout par les marchands de fruits secs, de fins chasseurs ceux-là. Toujours prêts à vous offrir un morceau de noix de coco ou une olive pour vous attirer entre les stands, et engager une conversation. Ce que je n’aime pas, assurément, car, certes, je peux engager la conversation en allemand, mais ils repèrent direct que je suis française. Et ça, vous le savez, ça ne fait qu’aggraver la situation.
Au moment de déjeuner avec ses copines sur la terrasse de l’un des nombreux restaurants du coin, elle a mangé tellement de fraises et autres preuves d’amour des marchands, qu’elle n’a plus faim. On s’en fout, c’est vachement bon, alors elle mange encore.
Et puis l’affreuse, avec sa bande de copines au moins aussi affreuses qu’elles, se livre à ses occupations préférées :
- l’échange de ragots croustillants
-la critique de toutes ces filles qui passent à moins d’1m de notre table, n’ont aucune allure et se prennent pour Pénélope Cruz.
- le repérage de garçons gentiment bobos assis aux tables voisines. Les sourires en coin.
- La maîtrise de la bretelle qui tombe élégamment sur l’épaule pour ne pas laisser de marque de soleil (et attirer le regard fuyant du garçon de la table d’en face, oui celui là avec les lunettes de soleil qui nous regarde).
Et puis mine de rien, le temps passe, et il est déjà 17h. Il y a encore du soleil, mais il faut s’activer. Qu’est-ce qu’on fait ce soir ? On dîne ensemble ? Qui amène quoi ? On sort après ? A qui est-ce qu’on dit de venir ?
Bon l’affreuse t’es là à 19h30. Mais pas 19h30 heure française, hein. Le vrai 19h30, pas ta version d’affreuse du 19h30.
Et moi je réponds oui, avec toujours la même moue amusée. De toutes façons elles savent qu’elles doivent m’attendre pour 19h45.
15 mai 2007
Sus aux VMS

Je vous préviens : aujourd’hui, je suis d’humeur à râler.
Non pas que je sois de mauvaise humeur. Tout va très bien (même si j’ai une montagne de taf, qu’il pleut et que je viens de faire une énorme tâche sur le pull blanc que je viens d’acheter). C’est juste que j’ai envie de râler. Manque de bol pour eux, j’ai aujourd’hui trouvé des gens sur lesquels je vais pouvoir m’énerver sans scrupule. Fallait pas m’emmerder.
Aujourd’hui, intéressons nous à une part minoritaire mais néanmoins remarquable de la population viennoise : les moralisateurs.
Ils ont des lieux de prédilection pour sévir. Sans pitié, les vieux. Oui, je vous le confirme : le moralisateur est souvent sénile. Comme si une seule tare ne lui suffisait pas.
Les endroits où vous pourrez le plus facilement rencontrer un spécimen de l’espèce du VMS (Viennois Moralisateur Sénile) sont les passages piétons dans les quartiers résidentiels. Ils sont à l’affût. Vous pensez les traquer, mais en fait, c’est VOUS la proie.
Ils sont là, cachés derrière un poteau. Assis sur un banc. En train de discuter. Ne vous fiez pas aux apparences : en fait, ils vous surveillent. Ils attendent impatiemment le moment où le feu ne sera pas encore vert, mais où – parce que, comme moi, vous êtes une affreuse – vous aurez déjà posé un pied sur la chaussée.
Et là, tout est fini. Vous ne leur échapperez plus. Ils se lancent dans une diatribe haineuse. Leurs refrains favoris : la délinquance juvénile, l’insécurité en Autriche, le non-respect des règles, les parents qui ne savent pas éduquer leurs gamins, ah je vous jure, mais dans quel monde on vit.
J’ai une fois remis l’oscar du VMS à une grand-mère qui a dit à sa petite-fille – alors que celle-ci me regardait, interloquée, traverser la route « alors que le bonhomme il est pas vert, mamie » - que je n’étais pas un exemple à suivre, parce que les gens qui traversent quand ce n’est pas leur tour vendent aussi de la drogue. Pas bien.
Le VMS agit aussi :
- Dans le métro, quand vous avez malencontreusement posé votre pied sur le siège de devant (je vous le rappelle, vous êtes une affreuse).
- Dans le bus, parce que vous n’avez pas laissé votre place à mamie (Ca va, hein, tellement rabougrie la vieille, je l’avais pas vue…)
Au début, quand on m’engueulait en allemand, je ne comprenais pas, et j’avais envie de pleurer, parce que l’allemand, ça a beau être une très belle langue, ça peut être une peu agressif aussi, quand on vous crie dessus.
Après j’essayais de protester et de me justifier : « Mais euh, y’a pas de voiture ».
Maintenant, je n’enlève même plus mes écouteurs Ipod de mes oreilles d’affreuse. Je soulève juste mes cheveux pour leur montrer l’écouteur et que, de toutes façons je ne les entends pas. S’ils sont vraiment virulents, je peux me mettre à chanter, ou à leur répondre un « bla bla bla » cinglant. Quelquefois, je tire même la langue.
Quitte à être une affreuse, autant l’être jusqu’au bout.
07 mai 2007
L'affreuse a voté !

Vous n’y échapperez pas. On a parlé sur tous les blogs de frenchies. Mon blog est un blog de frenchie. Donc on en parle ici aussi. Mais attention, on reste léger.
A la fois heureuse d’avoir un petit peu échappé à tout ce remue-ménage, mais aussi un peu frustrée d’avoir été en dehors de tout ça ; voilà à quoi a ressemblé ma journée du 6 Mai 2007.
6h : Lever, à Cracovie.
7h : Je prends mon train pour Vienne.
13h30 : 6 heures et demie plus tard, j’arrive. Il était temps, je tournais comme une affreuse en cage dans ce compartiment.
14h : A la maison, une tasse de thé, et je commence à appeler les copines françaises à Vienne, pour savoir ce qu’elles deviennent depuis mercredi.
« …
L’affreuse : et à part ça tu fais quoi ce soir ?
Copine : Ben c’est les élections. On va à l’Institut Français voir les résultats.
L’affreuse : … (Elle avait complètement zappé). Ah, meeerde, j’avais complètement zappé !!!
(Bien l’affreuse, quand on parle de la french touch, t’es là mais pour les présidentielles, y’a plus personne. Bravo).
L’affreuse : Euuuuh ? j’te rappelle.
14h07 : un autre coup de fil.
L’affreuse : Pôôôôpaaaaaa, t’as été voter pour moi ??
(Eh oui, l’affreuse reste une bonne citoyenne, même qu’elle a fait sa procuration le lendemain de son arrivée à Vienne !)
14h09 : L’affreuse a voté. Elle est soulagée.
14h11 : Je rappelle ma cop’s : « Euh, c’est bon en fait, j’ai voté, je peux venir ce soir sans raser les murs ».
Le soir, à l’Institut Français, il y a beaucoup de monde. J’étais déjà convaincue qu’il y avait pas mal de français à Vienne, mais je suis quand même très surprise. Arrivée à 19h40, on me met tout de suite au courant « C’est Sarko qui passe ». J’essaye de lire les expressions sur les visages des gens, sans succès.
Dans le hall du palais qui abrite l’institut, à gauche, un écran géant avec France télévisions. A droite un écran géant avec TF1. Dehors, des baffles avec je ne sais quelle chaîne. Le brouhaha est insupportable, Tous les sons sont décalés, on n’entend rien. Je saute à pieds joints pour voir un morceau de cheveu de Claire Chazal sur l’écran.
Puis le résultat tombe. Les gens réagissent. Certains sautent de joie, beaucoup se prennent la tête dans les mains de désespoir. Je suis intriguée. Je me demande comment les gens ont voté ici. Je viens de trouver la réponse, sur le site de l’ambassade de France en Autriche. C’est plutôt intéressant.
Notez bien que ce blog est un espace totalement apolitique, et qu’en conséquence je supprimerai tout commentaire n’ayant pas sa place sur ce blog d’affreuse.
09 avril 2007
L'affreuse va en cours, quelquefois
Avec toutes mes bêtises, on oublierait presque pourquoi je suis partie à Vienne. Non, je ne fais pas l’affreuse 24H/24. De temps en temps, j’ai aussi cours à la Wirtschaftuniversität de Vienne (Traduction : Faculté d’économie). Sérieusement. Mais euh, pourquoi vous rigolez ?
En Autriche, le système n’est pas du tout le même qu’en France ; il ressemble davantage au système américain : peu d’heures de cours, davantage de lectures préalables et essais à rendre.
Perso, ça me va. Travailler affalée sur mon lit avec mon vieux jogging en buvant des litres de thé chez moi, je vote pour. Quand il faut que j’avale 400 pages de sociologie en anglais en 4 jours, j’aime moins. Et quand il faut que je ponde un essai de 20 pages sur un sujet qui ne m’inspire déjà pas dans une langue qui n’est pas la mienne, j’aime encore moins.
La relation avec les professeurs est beaucoup moins formelle qu’en France. Souvent, on les tutoie.
Ca, c’est rigolo. Ca me va, d’être plus cool que d’habitude. Par contre, au tout début, j’avoue avoir été choquée par des autrichiennes qui rembarraient un prof. Sévère en plus.
Ils sont flexibles et arrangeants, on peut même définir avec eux la longueur de notre pause déj, après un vote démocratique, bien entendu.
Ca, je n’aime pas. Je suis toujours la seule française perdue au milieu de gens qui avalent un sandwich en 3 minutes 30 secondes chrono. Et eux n’aiment pas les pauses déj de françaises.
Par contre, ils sont très sensibles à ce qu’on les appelle par leur titre : Docteur, Professeur, Maître (NdT : Magister)…Souvenir amusant d’une prof qui s’est sentie mal à l’aise parce qu’on l’a appelée « Prof. » alors qu’elle n’avait pas de doctorat…
Oui mais là, ça se complique : trop de titres différents, je les confonds.
A Vienne, pas de stress. Ton téléphone sonne en cours ? Tu peux sortir pour répondre. Besoin d’un café ? Pause toutes les heures pour se ravitailler. Et tu peux ramener ton café en cours, la seule chose que fera le prof, c’est te proposer du sucre.
Ahah. Maintenant je sais que je n’ai pas besoin de me retenir des heures pour aller aux toilettesJ.
Et à la fin du cours, on tape du poing sur la table (légèrement, hein, pas comme une brute) pour applaudir le prof. Je trouve ça mignon.
Maintenant, je m’adresse plus particulièrement aux personnes qui ont étudié à l’étranger. Y’a-t-il des choses que vous avez trouvées différentes ? Des bonnes surprises, des mauvaises surprises ? C’est comment, chez vous ?
01 avril 2007
L'affreuse mange des gâteaux impériaux
Emblème emblématique (si, si !) du chic viennois, je vous présente Demel K. u K. Pâtisserie bicentenaire et très renommée, avec trois lettres à la fin – Kaiser und König – qui signifient simplement qu’elle fournissait la cour impériale. Classe.
Sissi, je marque des points. Cette semaine, j’ai mangé un gâteau d’impératrice. Même toi tu ne le faisais pas, t’avais trop peur de prendre des kilos. Et ben moi je m’en fous. Et tant pis pour la dame de la chasse aux capitons. 1000 Kcal (au bas mot) la part de gâteau, ce n’est pas ça qui fera reculer l’affreuse.
Demel, comme vous l’aurez compris, est donc incontournable Vienne. On dit que les pâtisseries font partie des meilleures de la ville. Je veux bien le croire. Là bas, les gâteaux sont des œuvres d’art. Le salon de thé est magnifique. Les serveuses, les Demelerinnen, portent de jolis tabliers, et sont très aimables et polies. Pour un peu, je me prendrais vraiment pour l’impératrice.
Là bas, je vous recommande particulièrement la Anna Demel Torte (sauf si vous n'aimez pas le chocolat) : chocolat, nougat, chocolat, Grand Marnier, chocolat, Gianduja. Et je dis : Miam, Sissi, quand même, t’as raté quelque chose.
...mais quand même ils pourraient faire des macarons aussi.
19 mars 2007
Les cafés Viennois
L’affreuse sera une alliée précieuse lors de vos déplacements dans la capitale impériale. Aujourd’hui, elle vous apprend à éviter ce moment de honte intense qu’éprouve automatiquement chaque touriste non-initié à Vienne au moment où il veut boire un café. On devrait toujours avoir une affreuse dans sa poche.
A Vienne ne demandez jamais un café. Dans le meilleur des cas, on ne comprendra pas ce que vous voulez, dans le pire des cas on vous rigolera au nez. Farpaitement, madame, ça m’est même déjà arrivé. Chaque Kaffeehaus ou même chaque petit snack dans la rue propose au moins 5 ou 6 types de cafés différents. Sachez vous y retrouver.
Avec l’affreuse, apprenons à ne plus pédaler dans la chantilly alors qu’on voulait un café tout bête.
Vous avez d’abord le « Schwarzer ». C’est notre expresso tout bête. Quoique ici, si vous demandez un expresso, on vous comprendra. Faites alors attention à préciser « groß » (grand). Parce que les petits sont vraiment très petits. Ne le confondez pas avec le « Brauner » qui est aussi servi dans une tasse à expresso, mais avec une goutte de lait (eh oui, braun, ce n’est pas schwarz). Vous avez ensuite le « Einspänner », un café noir allongé avec de la chantilly, le Capuccino qui est un capuccino, le « Häferl » qui s’apparenterait plutôt à du lait au café que du café au lait (ça, moi, je n’aime pas trop), et « l’Eiskaffee » qui comme son nom l’indique est servi froid.
La café le plus répandu ici reste le « Wiener Melange » : du café mélangé avec de la mousse de lait. C’est mon préféré. Il a une jolie couleur, et quelque fois, il est plus mousseux que liquide. Prononcez à la française, en exagérant le « e » final. Ein Wiener Melangeeeuuuu bitte.
Et maintenant, culturons nous avec l’affreuse :
La tradition des Kaffehaüser à Vienne remonte à la fin du XVIIe siècle, mais ne devient très populaire qu’à partir de 1870. Ainsi, à la fin du XIXe et au début du XXe siècle, vous auriez pu rencontrer dans les cafés de Vienne, Klimt, Freud, ou Wagner (Otto). Les Kaffehaüser étaient alors un haut lieu de rencontres et de modernité. Aujourd’hui encore, cet esprit reste présent. Quand vous allez dans une Kaffeehaus, vous pourrez parfois y voir des gens qui jouent aux échecs pendant des heures, ou qui lisent (tous) les quotidiens nationaux et internationaux. Ou une affreuse qui se balade.
Les cafés sont toujours servis sur des jolis plateaux en argent, avec un petit verre d’eau, par des garçons en costume trois-pièces. La tradition exige qu’ils soient un peu méprisants et dédaigneux, sachez vous en amuser. Prenez votre temps, fermez les yeux : ici rien n’a changé depuis un siècle. C’est agréable.
Et pour finir, le conseil de l’affreuse :
Vous trouverez dans les guides de Vienne toutes les adresses des Kaffeehaüser de Vienne. Ma préférence va au Café Havelka : banquettes déchirées et murs jaunis, sur lesquels vous pourrez voir des dessins des artistes (dont bon nombre appartenant au courant du réalisme fantastique) qui venaient y déjeuner il y a très longtemps. Les pâtisseries y sont aussi délicieuses, mais je ne peux pas encore vous en parler, je ne les ai pas toutes goûtées…

Mon chocolat chaud à Palmenhaus
01 mars 2007
Je crois qu'il y a un mec qui habite chez moi
(D’accord, je suis de mauvaise foi, le mec en question était là bien avant moi.)
A Vienne, la colocation est monnaie courante (comme l’euro). Et à Vienne, fais comme les viennoiseries. Je partage donc un appartement avec un élément très représentatif de la gente masculine.
… Ou pas d’ailleurs. Est-ce qu’un garçon qui vous demande de télécharger Bridget Jones 2, et qui le regarde avec vous en mangeant du chocolat est représentatif du genre ? Coloc ne cherche pas à être gentil. Il n’aurait pas regardé Sex and the city, Bridget Jones, About a boy, Love Actually, et terminé par Coup de foudre à Notting Hill. Je crois simplement que coloc aime ça autant que moi, et ce que moi j’aime par-dessus tout, c’est quand il prend sa moue dégoûtée devant Hugh Grant et dit « Guys are so mean! » (En fait il est un peu plus grossier que ça, mais je ne veux pas heurter la sensibilité du jeune public). Je pense donc qu’à Vienne, ma meilleure copine, c’est mon coloc.
Coloc cuisine, et bien. Il me fait des bons petits plats, et quelquefois, il me prépare même des milk-shakes le matin. Quand j’essaye de lui faire à manger et que c'est trop dégueu ce n’est pas très réussi, coloc mange sans sourciller et peut même laisser échapper un « mmh » de contentement. Oui, coloc est un très bon comédien. Coloc ferait tout pour ne pas heurter ma sensibilité d’affreuse.
Quelquefois, je m’inquiète pour coloc quand il rentre tard le soir. J’oublie que coloc mesure 1m95. Coloc homme. Coloc juste parti draguer. Affreuse pas s’inquiéter. Gnarf. Bon d’accord mais ne rentre pas trop tard quand même, hein. Après, moi, je peux pas dormir (comment ça je suis une vraie mère juive ?).
En fait, coloc peut regarder Bridget Jones et être ma copine, il n’en reste pas moins un homme. Ca a beaucoup d’avantages mais aussi certains inconvénients.
Impensable par exemple de laisser sécher mes culottes psychédéliques sur l’étendage commun. Ok, on habite ensemble. Oui, il en sait pas mal sur moi. Mais j’ai encore un peu d’amour propre, et mes culottes multicolores, c’est trop ridicule intime. On ne trouvera donc sur l’étendage que mes culottes-basiques-toutes-noires qui laissent penser que je suis une fille à peu près normale.
Pas possible non plus de faire l’affreuse : roter, hors de question (rhôôôô, mais non, je le fais pas d’habitude!). S’exploser un bouton devant le miroir, no way. Lever le bras pour attraper mon mug dans le placard et n’être que moyennement épilée en dessous, in-en-vi-sa-gea-ble. Est-ce que vous vous rendez compte à quel point être sexy (ou même présentable) tous les jours est difficile ?
Habiter avec un garçon c’est vachement bien, mais ça demande du travail. Heureusement qu’il regarde Bridget Jones, ça compense.
pour trouver une colocation à Vienne, vous pouvez aller là, là, ou encore là.










