l'espèce d'affreuse qui se prend pour Sissi

les aventures d'une affreuse en échange universitaire à Vienne

20 juin 2007

Ben mon cochon !

A l’entrée du Prater, un des nombreux parcs de Vienne, vous pourrez trouver la Grande Roue (toujours elle, je comprends vraiment pas. Et en 6 mois, je ne suis toujours pas montée dessus. Normal, je refuse d’être une touriste à Vienne).

La Grande Roue, donc. Vous pourrez aussi rencontrer mon meilleur ami. Il mesure à peu près quatre mètres de haut, me fait toujours rire et cède à tous mes caprices. Le pote parfait, c’est lui :

Bankochon

Ceci, comme son apparence ne le laisse pas deviner, est un guichet de banque automatique.

Il paraît même qu’il grouik quand vous prenez vos billets.

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05 juin 2007

Et les secondes sont des heures.

Le voyage est long. Quelquefois, j’ai le temps d’écouter une chanson entière. A mesure que les secondes passent, ce sont les étages mais aussi le temps qu’on remonte.

Je m’assois sur la banquette en cuir rouge déchirée. Je m’attarde toujours sur la plaque qui orne l’intérieur de l’appareil « Wien – Prag – Budapest ». Inlassablement, mon regard glisse sur la fente dans laquelle, il n’y a pas si longtemps, les utilisateurs devaient glisser une pièce pour pouvoir l’utiliser. Je regarde à travers les vitres, la lumière qui se reflète sur les carreaux détruits du hall. L’ensemble est brun, sépia, comme une vieille photo. J’ai l’impression d’être dans un vieux film. Je m’en veux d’avoir mon téléphone portable dans la main, ça jure avec le décor.

La lumière devient de plus en plus vive à mesure qu’on s’élève. Je suis absente, plongée dans mes pensées, sereine, dans cet ascenseur fatigué. Sagesse de celui qui a vu passer les années et les personnes ! Sentiment paradoxal de sécurité, alors que cette vieille bête peut mourir à tout moment. Peu avant l’arrivée, je m’amuse toujours de cette Sainte à l’Enfant, encastrée dans le mur auquel je fais face. Elle s’amuse de moi. Elle me nargue, me fait un clin d’œil. Comme l’ascenseur, elle n’a pas d’âge. Elle a toujours été là. Elle en a vu passer, elle aussi.

Je suis absorbée par le mécanisme de l’appareil, apparent. Les boutons de chaque étage glissent contre une palissade qui s’élargit au fil de l’ascension, jusqu’à que celui du quatrième étage bloque. Arrivée soudaine, l’ascenseur tremble, je sursaute automatiquement. Fin du voyage. Je retourne à la réalité.

C’était trop court. A bord de cet étrange vaisseau qui ne fait jamais que monter et qu’on ne peut appeler, je me sens comme perchée sur la branche d’un chêne millénaire : acrobate, en équilibre, émerveillée devant les éléments qui étaient là avant moi, et qui resteront bien après.

   

   

voyage

Posté par Rapha_ELLE à 17:25 - Plein les yeux - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 mars 2007

Viens, je te montre ma chambre

Mercredi 21.03.2007, début de soirée.

Je suis assise devant la fenêtre. J'aime bien ma chambre, elle est au dessus de tout, et quand on regarde à travers la fenêtre, on voit juste les toits et les oiseaux. Ou un ciel aux couleurs déjà vues mille fois, mais toujours magnifiques.

J'avais prévu de bosser ce soir. Je me rends demain en République Tchèque, j'aurais aimé finir cet essai avant de partir. Mais je sais déjà comment ma soirée va finir. Au lieu de travailler, je vais rester des heures devant la fenêtre, à regarder les couleurs changer. J'aurai faim. Je me rendrai compte qu'il n'y a plus rien dans le frigo (zut). J'oublierai que j'ai faim et je commmencerai à faire mes valises. Je passerai une partie de la soirée avec coloc. Je réaliserai qu'il est tard. J'irai me coucher mais je ne dormirai pas, trop excitée par mon voyage.

... Je me connais trop bien :)

2007_03_depuis_chez_moi

mercredi soir, depuis chez moi

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16 mars 2007

L'arbre rose de Schwedenplatz

Mercredi dernier, en fin d’après-midi, lors d’une balade près de Schwedenplatz.

Le soleil a disparu, mais l’air est encore doux. A côté de moi, des vieilles dames mangent de la glace.

J’ai rencontré cet arbre à l’entrée d’une cour minuscule, coincée entre le Triangle des Bermudes et les quais du Danube. Ses fleurs roses se détachent du gris des immeubles délabrés. L’ensemble est étrangement harmonieux.

Je souris, c’est une bonne journée. Aujourd’hui j’ai rangé mon anorak tout au fond du placard, et j’ai mis pour la première fois de l’année mes ballerines préférées.

…A Vienne, c’est le printemps !

Et là où vous êtes, c’est comment ?

   

   

l_arbre_rose_de_Schwedenplatz

 

EDIT du 17/03/2007 : Je suis atteinte d'un mal atroce ; le mauvais oeil. Il a suffi que je parle du beau temps pendant deux minutes et devinez quoi ? il fait tellement froid maintenant que j'ai les doigts de pieds congelés dans mes ballerines. Températures négatives au programme cette semaine.

LA PROCHAINE FOIS, SI J'OUBLIE, RAPPELEZ MOI DE ME TAIRE.

Posté par Rapha_ELLE à 19:49 - Plein les yeux - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 mars 2007

A Vienne, on s'aime

La Révolution des lecteurs de l’affreuse a eu lieu. J’ai du promettre, pour éviter la décapitation, de poster davantage de photos sur ce blog. Vous trouverez donc dans cette rubrique des photos prises au hasard des mes journées : jolies ou non, amusantes ou pittoresques, elles vous permettront de connaître Vienne telle que je la vis chaque jour.

Première image, premier instant.

Vendredi dernier, en sortant de l’université, il est 17h : je me promène sur Kärtner Strasse, plein centre de Vienne. J’ai Stefansdom derrière moi, et ces filles devant.

Elles s’amusent et piaillent, entre copines, proposent un câlin à une grand-mère, qui s’enfuit en se posant à voix haute des questions sur la santé mentale de la jeune génération. Je m’approche, elles me tendent les bras. Bingo ! On se prend dans les bras, on rigole, je leur demande de poser. Tiens, d’ailleurs, elles vous passent le bonjour.

          

Free_hug_a_Vienne

* traduction : Gratis Umarmung veut dire câlin gratuit.

Posté par Rapha_ELLE à 00:37 - Plein les yeux - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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