l'espèce d'affreuse qui se prend pour Sissi

les aventures d'une affreuse en échange universitaire à Vienne

22 juillet 2007

No endings, just beginnings

Un mois après, Paris. J’ai changé de vie, encore. J’aime ces périodes de transition, intenses, ces renouveaux.

Sissi est restée à Vienne, et avec elle, une part de moi. Je ne regarderai pas en arrière. Ces dernières heures à Vienne avaient été formidables. Je me revois, en train de dresser la liste de tout ce que je n’avais pas eu le temps de faire, façon l’Auberge Espagnole. De me dire qu’elles étaient autant de bonnes raisons de retourner à Vienne.

Vienne, je reviendrai. Je reconnaîtrai tes rues,  je me rappellerai les fous rires, les heures passées à refaire le monde, les fois où je me suis perdue, les chemins que je connaissais par cœur. Je chercherai dans les recoins de ma mémoire ce que j’ai appris sur ton histoire, ta culture, les détails de ton architecture. Je profiterai de ce que tu as et qui me manque ici.

Un mois après, Paris. J’ai retrouvé mes habitudes de future young executive stressée, mon agenda, mes quatre réveils le matin (ça, c’est très très très dur par contre), mes amis. Mais maintenant, il y a aussi autre chose : l’impression agréable d’être de retour dans un chez moi dont je n’avais pas assez profité. Je regarde Paris avec des yeux neufs. Je découvre d’autres gens, d’autres endroits, d’autres façons de vivre à Paris.

No endings, just beginnings. J’aime ce nouvel épisode. J’attends la suite avec impatience.

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06 juin 2007

60 kilomètres de Danube plus bas

60 kilomètres de Danube plus bas, il y a une autre capitale d’Europe. Beaucoup de personnes affirment que la seule raison d’aller là bas, ce sont les prix cassés de l’alcool et des cigarettes. Je ne les ai pas écoutés, et j’ai été passer une journée à Bratislava. Et j’ai même visité la ville. Stach stach.

J’ai été un peu surprise, et pas du tout à la fois (Comment est-ce que je vais bien pouvoir vous l’expliquer).

J’avais entendu que ce n’était pas une jolie ville. J’étais déjà passée devant Bratislava en bateau en allant à Budapest, et – admettons le – ce que j’avais retenu de la ville, c’était l’omniprésence de ces barres d’immeubles style communiste pas drôle. 

En fait, ma surprise, c’était simplement de voir qu’il n’y avait pas QUE ça. Une jolie petite « vieille ville ». Pas surprenante en elle-même, mais agréable, colorée, qui rappelle assez Ljubljana ou Cracovie.

Une colline surplombe la ville. A son sommet, un château. Pas terrible, j’avoue. En fait, c’était une forteresse qui datait du XVIe siècle, mais qui a été dévastée par un incendie en 1811… et reconstruite dans les fifties. Peu importe, de là on a une jolie vue sur la ville, l’architecture rococo de sa vieille ville sur la rive gauche du Danube… et juste coco sur l’autre rive ; les deux rives sont reliées par un pont totalement 70’s. La classe. 

Surprise aussi par la présence du judaïsme dans l’histoire de Bratislava. Dans cette toute petite vile (420 000 habitants), on peut trouver notamment un musée de la culture juive et surtout, la tombe de Hatam Sofer, l’un des plus grands personnages du judaïsme européen.

Je n’ai pas visité de musées là bas, une balade sur la colline et dans les rues de la vieille ville suffit à occuper une journée. Surtout quand il fait beau. Et puis zut, voyez vous-même.

    

EDIT : comme la dernière fois, je me rends un peu compte que les photos en slide ne marchent pas. Vous pouvez accéder à l'album dans la colonne de gauche. Et la prochaine fois, je m'en souviendrai, foi d'affreuse.

   

P.S. : à part ça, au niveau de la bande son, je vous épargne les Bratisla Boys, "oder was" ?

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23 avril 2007

Ma virée en Ex-Yougoslavie

12 jours après, à l'heure de défaire mon sac à dos. Je trie le linge sale, j'enlève le sable de mes chaussures. Je regarde mes photos de vacances. Et je me dis que c'était l'un des plus beaux voyages de ma vie.

  • Rappel des faits, en chiffres :

- 12 étapes
- 3 personnes, puis seulement deux.
- 55 heures de transport
- 15 boreks (qui ont eu raison de moi)
- 400 photos
- 300 « c'est totalement ouf » (au bas mot)
- 12 897 Cocas Light (comment ça, j'exagère ?)
- 0 grasses mat' (les vacances, quelle vie de chien quand même)
- Seulement 3 nouveaux tampons sur mon passeport (être « EU citizen » c'est vraiment pas cool pour les tampons)

  • Et en mots : 

Première étape, Belgrade. Arrivée folklorique, dépaysement total, étranges coutumes locales. J'adore. La ville baigne dans une étrange atmosphère post-soviétique, ce qui n'est pas du tout le cas des autres capitales de l'ex-Yougoslavie que nous avons vues : Sarajevo était davantage orientale, Ljubljana – qui ressemble étrangement à Vienne et Prague – et Zagreb plus européennes. Elles avaient cependant toutes en commun ce mélange de vitalité et de sérénité, que je n'ai jamais vu ailleurs.

Toute la région est magnifique : la mer et les lacs y sont turquoises, voire transparents. Les parcs naturels sont surprenants, notamment celui de l'île de Mljet, dans le Sud de la Croatie, et surtout celui de Vintgar, en Slovénie.

Les villes côtières du Monténégro et de la Croatie sont adorables : Bar, Budva, Kotor, Dubrovnik. Même si Dubrovnik est beaucoup moins sauvage et préservée que les villes monténégrines (« Montenegro – Discover the wild beauty », comme ils disent) : plus imposante, pus travaillée, plus touristique (hélas). Oui je sais, moi aussi je suis une touriste. Mais moi, c'est pas pareil.

Ce que j'ai aimé là bas, ce sont les gens. Hospitaliers, toujours prêts à aider. A Budva, une monténégrine rencontrée dans la rue nous a amenés chez sa copine, qui tenait une agence de voyage. Celle-ci nous a immédiatement trouvé une chambre pour la nuit. A Dubrovnik, une américaine (Big up, Tammy) qui habitait là bas nous a emmené chez une mamie de 90 ans, Maria, qui avait une grande maison pleine de chambres libres, aux portes de la vieille ville. Maria est un personnage. Maria offre toujours du café. Maria ne parle pas un mot d'anglais, mais parle tout le temps. En croate. Un court instant, j'ai cru entendre de l'allemand dans sa bouche. Trop heureuse de pouvoir communiquer, je lui demande :

Sprechen Sie Deutsch, Maria ? (NdT : vous parlez allemand ?)
Et elle, de me répondre avec un grand sourire sans dents : « Un Pocco !! ».
Game over.

Les rencontres avec d'autres backpackers ont aussi été pleines de surprises. Quand on entre dans un dortoir, on se demande toujours qui sera son voisin de lit. Quelquefois, c'est un sexagénaire un peu perdu. D'autres fois, un mec qu'on ne verra pas parce qu'il n'arrive qu'à 4 heures du matin, totalement défait. Par contre, on l'entend : il ronfle. Et on se dit que les personnes qui ronflent devraient toutes être parquées dans une même chambre ; en tous cas pas la vôtre. Une autre nuit, ce sera une petite japonaise, avec une valise plus grosse qu'elle, qui, pleine d'enthousiasme vous dira « My favorite hobby is to make photos » : SANS-BLAGUE. Je n'y aurais pas pensé, vois-tu. Quelquefois, on a de la chance. Et un roommate peut devenir alors un camarade de boisson. Cas de ces deux australiens directement sortis de «Hartley, cœurs à vif» (Draziiiiic !!!), avec qui nous avons passé nos dernières soirées à Ljubljana.

Et puis chut, l'affreuse maintenant. Ferme-là, et laisse les gens regarder des photos. Tu parles trop. (Et ça, c'était le petit ange au dessus de a tête, qui me rappelle que quelquefois, je suis trop une affreuse).

Satisfaite de son voyage, l'affreuse peut maintenant vous éclairer sur les choses à faire et à ne pas faire en ex-Yougoslavie.

  • A FAIRE !!!

- le train de nuit Belgrade/Bar (Serbie- Monténégro). D'abord un grand moment de solitude. Puis l'inévitable question qui arrive « Mais qu'est-ce que je fous là ?! ». Puis un énorme fou rire devant  cette situation tellement improbable. Et un voyage dans la bonne humeur.
- Un tour en kayak dans les îles croates. C'est fatiguant et ça mouille, mais sur l'eau, on bronze quand même plus vite, et le paysage est magnifique, ce qui – tout compte fait – ne gâche rien.
- Une soirée à Budva, dans ce qui est certainement le plus petit irish pub du monde. Y boire une Guinness avec Milos, qui semble tout droit sorti de la BD « Iznogoud ».
- Un verre chez Ben Akiba (Belgrade), bar génial caché au 2nd étage d'un immeuble miteux, et dont la porte fait tellement penser à un repère de mafieux, qu'on hésite sincèrement à sonner.
- Une nuit a l'hôtel Celica à Ljubljana, une ancienne prison confiée à des architectes et qui est maintenant une auberge de jeunesse super branchouille. N'oubliez pas de passer la soirée dans les allées de Metelkova City, l'ancienne prison, qui se transforment la nuit venue en étrange lieu de débauche estudiantine. Totally underground, je dois dire.

  • A NE PAS FAIRE !!!

- Commander une « Octopus salad ». Apo, mon acolyte, a testé. A ce jour, elle est encore en état de traumatisme intense, causé par la vue de la bête quasi-vivante dans son assiette. Et de ses tentacules entières.
- Boire un « bloody screaming orgasm » (le cocktail, hein). Bailey's, Liqueur de pêche, Grenadine. Ca l'air bon. Mais quand on le laisse un peu reposer, le cocktail commence à faire des morceaux. Et alors, on se dit qu'il porte vraiment bien son nom.

C'est pas tout ça, moi je me perds dans mon linge sale et mes tonnes de mails. Je n'aime pas les retours de vacances.

Allez, tchô les gens.

PS : Je vous demande un tonnerre d'applaudissements pour Apolline, qui a supporté l'affreuse pendant 12 jours, et qui a été une partenaire parfaite pendant tout le voyage. Merciiiii Copiiiine!

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10 avril 2007

On the road again

A ceux qui pensaient que je ne le ferais pas, à ceux qui s’inquiètent déjà pour moi (Mômon !!), à ceux qui m’ont conseillé nombre d’itinéraires, de choses à voir, à ceux qui auraient voulu m’accompagner…

Je suis venue vous dire que je m’en vais.

je_baroudeBon, pas pour toujours, hein. Juste pour douze jours.

Cette fois, je ne renouvelle pas l’expérience de voyager toute seule comme une grande avec mon sac à dos. Enfin si, je vais voyager comme une grande et avec mon, sac à dos, mais pas toute seule. Parce que je pourrais aussi voyager toute seule sans sac à dos, ou avec un sac à dos mais pas comme une grande, mais toute seule, par exemple. Euh… Vous suivez toujours ?

Toujours est-il que cette fois, je pars avec deux amis, et trois sacs à dos en tout. Dans les balkans. Ouais.

On part aujourd’hui, 20h, de Vienne pour Belgrade (Serbie). De Belgrade, on rejoindra la côte monténégrine, puis la côte et certainement les îles croates. Ensuite, direction la Bosnie, puis Zagreb (re-Croatie), et enfin la Slovénie. Et retour à Vienne, le 22 Avril dans la soirée.

Si vous avez des suggestions de visites dans le coin, n’hésitez pas à m’en faire part. Sinon, le Lonely Planet sera ma nouvelle bible.

A bientôt les gens !

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05 avril 2007

L'affreuse en République Tchèque, saison 1, épisode 2 : Prague

De retour à Vienne après quelques jours dans ma contrée natale. Je vous ai fait languir assez longtemps, voici maintenant l’épisode 2 de la saison 1 de l’affreuse en République Tchèque : Prague.

… Pff. Page blanche. Je ne sais pas quoi vous raconter, vous savez tout.

Vous savez que Prague est une des plus belles villes du monde, vous y êtes même déjà allés, ou c’est votre prochaine destination pour un week-end en amoureux ou entre copines. Dans les deux cas, vous avez raison.

Vous savez déjà ce que vous y ferez. Si ce n’est pas le cas, vous achèterez un guide, qui saura tout vous dire mieux que moi.

Et bien je m’en fous, non pas royalement, mais impérialement. Je ne me prive pas de vous dire à quel point une promenade sur le Pont Charles est unique, comme le château est magnifique ou encore comme le ghetto est joli. La ville est un mélange de vivacité et de mélancolie, de fougue et de sagesse.

Je peux aussi vous raconter ce qu’il n’y a pas dans les guides, et ça je l’appellerai ; ce que l’affreuse a testé pour vous à Prague :

- L’auberge de jeunesse avec une seule douche, un seul WC, jamais d’eau chaude. Je suis une Sissi roots, moâ.

- L’éviction de cette même auberge de jeunesse. Je vous rassure, ce n’est pas parce que j’étais trop affreuse.

- Les vitrines des magasins de souvenirs avec quelqu’un qui veut y acheter du « verre de Prague » (comprendre : du cristal de Bohème). Mwarf warf warf.

J’ai aimé Prague. Je vote pour. Et vous, vous y avez déjà été ? Z’en avez pensé quoi ?

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29 mars 2007

L'affreuse en République Tchèque, saison 1, épisode 1

Certains d’entre vous le savent déjà ; je reviens d’un voyage de six jours en République Tchèque. J’ai passé les quatre derniers jours à Prague, accompagnée. J’ai occupé les deux premiers jours à me promener – seule – dans deux villes de Bohème. Comme je suis une affreuse qui n’a qu’un seul cerveau, je ne peux pas tout vous raconter à la fois. Voici donc «l’affreuse en République tchèque», saison 1, épisode 1 : «je pars seule à l’improviste dans un pays que je ne connais absolument pas».

Première fois en République Tchèque, première fois que je voyage (totalement) seule. L’occasion pour moi de vous raconter cette folle épopée à travers mes «premières fois».

  • Premier contact avec la population locale

Quand j’arrive jeudi à midi à la gare routière de Prague, je prends le choc culturel en plein dans la face. Ca ne ressemble à rien de ce que j’ai pu voir auparavant. C’est vivant et sale. Les gens ne parlent pas un mot d’anglais.

Après avoir posé mon sac à dos de baroudeuse à la consigne de la gare, je regarde les horaires de bus, bien décidée à aller me balader. Oh, un bus pour Litomerice. Dans mon guide, ça a l’air chouette. Je décide de le prendre. Le chauffeur de bus, lui, a décidé le contraire. Il n’aime visiblement pas le billet de 2000 couronnes que je lui tends. Il m’engueule – en tchèque. Il me fait des grands gestes de la main, je comprends qu’il veut de la monnaie et qu’il faut que j’aille en chercher. Dès l’instant où je pose un pied hors du bus, il démarre. Soit j’ai mal compris, soit il n’est vraiment pas gentil. Quoiqu’il en soit, je ne peux pas m’empêcher de décider que les chauffeurs de bus tchèques et moi, ça n’aura rien d’une histoire d’amour.

Après coup : Je réalise que cette impression de ne rien comprendre m’est tout à fait familière. En fait, j’ai l’impression de revivre mes premiers cours de comptabilité. Alors j’ai décidé de faire comme en comptabilité : rire.

  • Premier repas

Pour absorber le choc culturel, je décide de trouver un MacDo. Petit, comme réaction, mais ça soulage. Après ça, je me sens revivre (et en plus, Ronald m’a donné des petites pièces que le prochain chauffeur de bus acceptera peut-être). Je retourne donc à la gare routière, je saute dans un bus pour Litomerice, et vogue la galère roule le car.

Après coup : j’ai mangé trop vite. Blurp.

  • Première visite

Il se trouve que le bus ne va pas jusqu’à Litomerice. Il s’arrête à Terezin, un camp de concentration tchèque. Pleine de bonne volonté, je décide de le visiter. C’est dur. Ca fait peur. Je me demande pourquoi je suis seule ici. Et alors, je me rends compte que je suis vraiment seule : plus aucun visiteur autour de moi. Il est 15h50. Le camp ferme à 16H. ET JE SUIS SEULE DANS CET ENDROIT. Je commence à courir, à chercher une sortie, à hurler « PLEEEEAAAASE !!! SOMEBODYYYYY !!! I’M LOOOST ». Intérieurement je ris. Je n’aurais jamais imaginé un jour me retrouver dans une telle situation. Je sais que je vais me débrouiller.

Quand enfin je sors, je me rends compte que j’ai raté le dernier bus pour rentrer à Prague. Hors de question de passer la nuit ici. Je trouverai finalement un moyen de rentrer : squatter un bus de collégiens italiens, en compagnie d’un couple d’anglais dans la même situation que moi.

Après coup : sur le moment, impossible de penser quoi que ce soit. Le soir, à l’auberge de jeunesse, je me rends juste compte que j’étais plutôt dans la m…, et que j’ai admirablement maîtrisé la situation. Je me suis mise toute seule dans cette galère, c’est vrai, mais je suis fière de m’en être sortie. Et j’aurais une histoire à raconter à mes petits-enfants.

  • Premier deuxième jour en République Tchèque

2007_03_KUTNA_HORA__2_Je pars pour Kutna Hora. Beaucoup de choses à voir là bas. Le musée et les mines d’argent, la cathédrale de Sainte-Barbe (la patronne des miniers, by the way), et surtout, l’ossuaire de Sedlec. Macabre à souhait. Ca me botte. Je rencontre des anglais (encore !) dans le train, on décide d’y aller ensemble.

Arrivée la bas, je suis bluffée. Des os humains pendent de partout. On dirait les décorations du sapin de Noël de la famille Adams. Je me retrouve face à un lustre, composé – paraît-il – de tous les os du corps humain. Pfuuu. Bizarre quand même. En sortant de l’ossuaire, je veux visiter le reste de la ville, mais il fait froid, et il pleut. Epuisée, je décide de rentrer à Prague. Je préfère aller boire une bière avec les hongrois de mon auberge de jeunesse que de continuer à marcher des heures sous la pluie.

Après coup : J’essaye de m’imaginer en lustre. Je ne comprends pas pourquoi, je n’arrive pas à me représenter la chose.

Bilan : je voulais depuis longtemps voyager seule. Je me rends compte que c’est énormément de liberté, voir ce qu’on veut, ne pas avoir d’horaires (hum, à part celles du bus qui rentre à Prague). C’est faire des rencontres qu’on n’aurait jamais imaginé si on était plusieurs. C’est aussi se faire peur inutilement. Je pense le refaire un jour. Je pense aussi que je vais attendre un peu avant de remettre ça. Trop d’émotions pour le petit cœur de pierre de l’affreuse, ces deux jours ;)

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13 mars 2007

Week-end à Salzburg

Petite escapade à Salzburg, pour un court week-end. Je n’ai pris que mon petit sac à dos (celui que je prenais pour aller en cours quand j’étais en secondeJ), et à l’intérieur, j’ai mis deux paires de chaussettes, ma brosse à dents, un plan de la ville, un appareil photo, 7 potes. Envie de me donner des airs de baroudeuse, mais pas totalement : je prends quand même ma trousse à maquillage, ça peut servir. Et allez hop, on y va, en route pour l’aventure.

Maintenant, culturons nous avec l’affreuse :

Salzburg, jolie ville de 150 000 habitants, est la ville natale de Mozart. Située légèrement en altitude, elle est entourée de montagnes, ce qui n’est pas sans rappeler ma chèèèèère ville natale (Grenoble). Rassurez vous, c’est leur seul point commun.

L’architecture à Salzburg est remarquable, la ville est un mélange de gothique et de baroque, assez typique des villes autrichiennes. Ajoutez à cela un cadre magnifique – Alpes sweet Alpes – et vous obtiendrez une ville qui appartient au patrimoine mondial de l’UNESCO ; ce qui prouve bien que quand je dis que c’est joli, je n’ai pas totalement tort (de toutes façons, j’ai toujours raison).

Ce que moi j’ai remarqué, c’est la stratégie marketing de Salzburg. Deux produits phares : « The sound of music », et Mozart. A tel point que je me demande si Mozart n’est pas une invention pour attirer les touristes. Je ne pensais pas qu’il pouvait exister autant de gadgets débiles avec la tête de Mozart dessus. Je croyais qu’on avait atteint le summum à Vienne avec Sissi, mais non : après deux jours à Salzburg, je vois Mozart de partout, je rêve de lui, même. Help.

Si toutefois vous n’avez pas peur de l’indigestion, allez faire un tour à Salzburg. Il y a des balades magnifiques à faire dans la vieille ville et sur les collines alentours. Les châteaux forts côtoient les chalets Heidi-style, les bars branchouilles cohabitent avec les restaurants typiques, la ville avec la montagne. Salzburg, c’est un mini-monde entre deux mondes.

Pour le site officiel du tourisme de Salzburg (en français), cliquez .

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27 février 2007

Première sortie : direction Melk

Je suis une affreuse à qui une des plus belles villes d’Europe ne suffit pas. Il faut encore que j’aille voir ailleurs ce qu’il se passe. Vous trouverez donc dans cette rubrique un compte rendu de mes escapades en dehors de Vienne …

Ma première sortie de Vienne m’a donc emmenée jusqu’à Melk (comment ça, vous ne connaissez pas Melk ?!), que (moi non plus) je ne connaissais pas jusqu’alors. Et bien figurez vous que Melk, c’est très joli.

Maintenant, culturons nous avec l’affreuse :

A Melk, il y a une abbaye bénédictine, de laquelle est partie une très grande réforme monastique. Haut lieu de vie intellectuelle, l’abbaye possède une des plus grandes bibliothèques du pays : 100 000 volumes, dont bon nombre d’incunables*. L’abbaye est LE symbole de l’architecture baroque viennoise. Très luxueuse, elle a accueilli bon nombre de people tout au long de son histoire : Mozart et Napoléon y ont par exemple séjourné. D’ailleurs, si vous avez l’occasion de vous y rendre, vous pourrez lire sur un panneau « Mozart was here ». Trop drôle.

Ok, vous vous dites encore : c’est bien gentil tout ça, ça ne reste qu’une abbaye perdue au fin fond de l’Autriche. Et bien pour votre gouverne, sachez que cette abbaye a inspiré les décors du film « Au nom de la rose ».

Tchô les gens.

*Incunable : je trouve ce mot extraordinaire. Allez y, dites que j’ai la maturité d’un gosse de maternelle, mais je rigole dès que je lis ce mot quelque part. Et d’ailleurs, vous savez ce que ça veut dire ? Allez, hop : 10 points et tout mon respect au premier qui me sort la définition.

   

Posté par Rapha_ELLE à 21:25 - L'affreuse ne tient pas en place - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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