28 mai 2007
... On enchaîne...
Vu il y a quelques jours sur le blog de Marion, et parce que ça m'occupe de répondre à des questions inutiles, voici un questionnaire ou je parle de MOI. encore.
Quatre emplois que j’ai eus dans ma vie :
- Animatrice en colonies de vacances : et pas qu’une fois. Pour des raisons obscures, être exploitée, non payée et me faire martyriser par une bande de gosses, ça m’a longtemps plu J
- Commerciale en assurances : Pareil. J’y suis allée de plein gré. Maintenant je sais tout sur les contrats scolaires et autres assurances chasse.
- Animatrice commerciale pour un antivirus bien connu : cachée dans un rayon, je guettais les clients sur le point d’acheter une marque concurrente. Et puis je les persuadais d’acheter MON antivirus. Alors que je n’étais même pas payée à la commission. Le zèle me tuera.
- Chargée de communication : là on s’approche de la vérité. C’était mon stage de fin d’études. Hardcore par moments, mais plutôt intéressant.
Quatre films que je regarderais encore et encore :
- Forrest Gump : j’adore. Aucune raison supplémentaire.
- The Shining : Ce n’est pas tellement que je n’aime pas dormir la nuit. Mais à chaque fois que je le regarde, je vais lire des analyses filmiques après. Et je m’en rends compte que je suis passée à côté de plusieurs détails. Alors je recommence. Encore.
- Pride and Prejudice : Mais seulement dans des circonstances particulières. Le film en lui même n’est pas forcément intéressant. J’ai préféré le livre. Mais j’adore le regarder en rentrant de soirée (i.e. : de 3h à 5h du matin), et m’endormir devant. Aucun scrupule, de toutes façons je connais déjà la fin.
- La vie est un long fleuve tranquille : tous les dialogues de ce film font maintenant partie du vocabulaire que j’utilise quotidiennement. Oui, je parle en répliques de film. Si, si je vous jure ! (MARIE-THERESE NE JUREZ PAS !!!)
Quatre endroits où j’ai vécu :
- Grenoble : une bonne partie de ma courte existence.
- Bordeaux : pour mes études.
- Paris : lors d’un stage.
- Vienne : mais ce n’est plus un secret, n’est-ce pas ?
Quatre émissions/séries TV que je regarde :
- Lost : Je deviens folle. Je viens de terminer la saison 3. Je ne comprends plus rien à cette série d’illuminés. Je déteste les scénaristes, ils jouent avec mes nerfs et ça les fait marrer. M’en fous, il me faut la suite. Vite (D’ailleurs, vous savez si une saison 4 est prévue ? ET NE DITES PAS NON).
- Nip/Tuck : 4 saisons regardées en un mois. En fait, c’était un substitut à Lost quand j’attendais la 3e saison. Drôlement efficace.
- Ugly Betty : Plus relax que Lost ou Nip/tuck. Je peux attendre un épisode d’une semaine sur l’autre sans (trop) y penser.
- Friends : depuis des années, et pour encore des années. Je suis maintenant passée à la version américaine sous-titrée allemand. De cette façon je peux dire sans rougir que je bosse mes langues.
En fait, ça va faire un peu plus d’un an que je n’ai plus la télé chez moi. A Vienne, j’ai la télé allemande et autrichienne. Rendons à César ce qui est à Jules, les chaînes allemandes ne sont pas mauvaises, mais quand même, c’est pas la vraie télé. Donc aujourd'hui, je ne suis plus vraiment au courant des évolutions du PAF alors que je suis totalement télévore, ça me fait tout bizarre.
Quatre lieux où je suis déjà allée en vacances :
- Ex-Yougoslavie : si vous ne vous en rappelez pas, allez voir par là. Mémorable.
- Israël : plusieurs fois, famille oblige.
- Inde : ah non, ça c’est dans mes rêves.
- Vienne : ça ressemble à des vacances, non ?
À chaque fois que je vais sur le Net :
- Je check mes douze boîtes mails
- Je vais voir si quelqu’un a laissé un mot sur mon blog
- Je vais lire mes blogs préférés
- Et après je fais ce pour quoi je m'étais connectée au départ.
Quatre mets que je NE mangerais pour rien au monde (ou presque !) :
- Des tripes.
- Des trucs avec de la cannelle dessus : berk et reberk.
- Des betteraves.
- Des trucs pas habituels : genre de l’autruche, du chien, du kangourou, du serpent, de la méduse.
L’affreuse est aventurière, pas suicidaire.
Mes quatre mets/plats favoris :
- Les sushis : quand on y pense, un sushi, ça n’a vraiment rien d’extraordinaire. Je ne comprends d’ailleurs pas pourquoi ça me fait cet effet là (le gingembre peut-être ?)
- Les cheesecakes : avec un petit coulis de framboises dessus, s’il vous plaît.
- Les pâtes : et ça, ça ravit mon portefeuille d’étudiante.
- les macarons : cassis-violette et caramel. mes préférés.
(vachement équilibré, tout ça...)
Quatre endroits où j’aimerais être en ce moment :
- Mes cop’s sont toutes ensemble en Grèce… moi je suis collée à Vienne avec des essais à écrire… donc oui, là maintenant, j’aimerais bien être à Athènes…
- Dans mon lit, mais je me suis promis de ne pas quitter mon bureau avant d’avoir bouclé cet essai…
- Dans le frigo. Chaleur incroyable ici.
- Facile, mais un des endroits où j’aimerais être maintenant, c’est simplement là où je suis. Erasmus dans une des plus belles capitales d’Europe, on a déjà vu pire.
Quatre personnes qui me feraient une agréable surprise en répondant à ce questionnaire :
… pas de discrimination, qui veut prend !
24 mai 2007
Pas vrai que je suis belle ?!
Attention à ce qui suit, vous allez vous rendre compte que l'affreuse est très douée quand il s'agit de se la raconter grave... et même quand elle vous le dit, elle se la raconte grave... Affreuse affreuse !
Aujourd'hui, je suis coincée à la maison pour lire tout un tas de publications pas sionnantes du tout. Qu'à cela ne tienne, je me suis mise à errer sur Internet (C'est quand même vachement mieux :) ). Un peu par hasard j'arrive sur ce site, qui me propose de trouver la célébrité cachée en moi. Au début je me dis que c'est bof. L'affreuse est elle-même une célébrité. L'affreuse est unique. L'affreuse ne ressemble qu'à elle-même.
Cependant - et vous le savez aussi bien que moi - je suis prête à tout pour ne pas retourner lire cet article. Alors je me prête au jeu. Et à en croire ce site Internet, je suis le mix FARPAIT : un peu de Gisele Bundchen, un peu de Monica Belluci, un peu de Keira Knightley... finalement, tout ça, ça me va très bien. Voyez plutôt :
| http://www.myheritage.com |
Si vous voulez le votre, c'est par là. Et vous pouvez aussi me dire à qui le site avait dit que vous ressembliez.
Et au passage... on sait que c'est pas vrai, hein. C'est juste bon pour l'égo :)
NB : ce qu'on ne dira pas, c'est qu'avec la première photo que je leur avais donné, ils ont dit que j'étais un mix de Whoopi Goldberg et d'Aung San Suu Kyi. Merdre alors.
Crédit Photo : MK
EDIT : est-ce que quelqu'un pourrait - s'il vous plaît - me dire qui sont Norkys Batista et Kristanna Locken ?
23 mai 2007
Le lundi au soleil
Aujourd’hui, j’avais cours. Une bonne partie de la journée, alors qu’il faisait un temps incroyable. Ce n’est pas juste. Mais c’est une occasion de vous raconter mes lundis au soleil, au Naschmarkt.
Le Naschmarkt, c’est ce grand marché entre Karlsplatz et Kettenbrückegasse. Les viennois le connaissent par cœur. J’ai mis un peu de temps à le découvrir. Ce temps, je le rattrape en faisant de cet endroit une institution. Depuis quelques mois, pour moi, le Naschmarkt, c’est synonyme de lundis au soleil.
Je m’y rends vers 13h. J’y achète mes légumes. Et puis tout ce que j’y trouve. Oui, l’affreuse est une vraie fille, ce qui signifie :
- Qu’elle a la fièvre acheteuse ; tant qu’elle a des euros dans son portefeuille, elle ne s’arrête pas.
-Qu’elle craque sans vergogne sur tout ce qui a l’air bon : des piments farcis italiens – qui me rappellent ceux de ma grand-mère – aux tranches de kiwis séchés (ben oui, ça fait pas grossir, d’abord).
C’est un endroit parfait pour se sentir belle. Les marchands vous font de grands sourires : « Halo, Schatzi », (NdT : salut chérieJ ) comme ils disent. Et puis vous les ignorez. C’est un tic d’affreuse. Quand quelqu’un l’aborde – ou juste, tente d’être poli – l’affreuse se redresse, tourne la tête, et effectue ce délicat mouvement de la tête qui envoie ses cheveux valser dans les airs : L’oréal, elle le vaut bien.
Et puis elle se laisse amadouer. Surtout par les marchands de fruits secs, de fins chasseurs ceux-là. Toujours prêts à vous offrir un morceau de noix de coco ou une olive pour vous attirer entre les stands, et engager une conversation. Ce que je n’aime pas, assurément, car, certes, je peux engager la conversation en allemand, mais ils repèrent direct que je suis française. Et ça, vous le savez, ça ne fait qu’aggraver la situation.
Au moment de déjeuner avec ses copines sur la terrasse de l’un des nombreux restaurants du coin, elle a mangé tellement de fraises et autres preuves d’amour des marchands, qu’elle n’a plus faim. On s’en fout, c’est vachement bon, alors elle mange encore.
Et puis l’affreuse, avec sa bande de copines au moins aussi affreuses qu’elles, se livre à ses occupations préférées :
- l’échange de ragots croustillants
-la critique de toutes ces filles qui passent à moins d’1m de notre table, n’ont aucune allure et se prennent pour Pénélope Cruz.
- le repérage de garçons gentiment bobos assis aux tables voisines. Les sourires en coin.
- La maîtrise de la bretelle qui tombe élégamment sur l’épaule pour ne pas laisser de marque de soleil (et attirer le regard fuyant du garçon de la table d’en face, oui celui là avec les lunettes de soleil qui nous regarde).
Et puis mine de rien, le temps passe, et il est déjà 17h. Il y a encore du soleil, mais il faut s’activer. Qu’est-ce qu’on fait ce soir ? On dîne ensemble ? Qui amène quoi ? On sort après ? A qui est-ce qu’on dit de venir ?
Bon l’affreuse t’es là à 19h30. Mais pas 19h30 heure française, hein. Le vrai 19h30, pas ta version d’affreuse du 19h30.
Et moi je réponds oui, avec toujours la même moue amusée. De toutes façons elles savent qu’elles doivent m’attendre pour 19h45.
15 mai 2007
Sus aux VMS

Je vous préviens : aujourd’hui, je suis d’humeur à râler.
Non pas que je sois de mauvaise humeur. Tout va très bien (même si j’ai une montagne de taf, qu’il pleut et que je viens de faire une énorme tâche sur le pull blanc que je viens d’acheter). C’est juste que j’ai envie de râler. Manque de bol pour eux, j’ai aujourd’hui trouvé des gens sur lesquels je vais pouvoir m’énerver sans scrupule. Fallait pas m’emmerder.
Aujourd’hui, intéressons nous à une part minoritaire mais néanmoins remarquable de la population viennoise : les moralisateurs.
Ils ont des lieux de prédilection pour sévir. Sans pitié, les vieux. Oui, je vous le confirme : le moralisateur est souvent sénile. Comme si une seule tare ne lui suffisait pas.
Les endroits où vous pourrez le plus facilement rencontrer un spécimen de l’espèce du VMS (Viennois Moralisateur Sénile) sont les passages piétons dans les quartiers résidentiels. Ils sont à l’affût. Vous pensez les traquer, mais en fait, c’est VOUS la proie.
Ils sont là, cachés derrière un poteau. Assis sur un banc. En train de discuter. Ne vous fiez pas aux apparences : en fait, ils vous surveillent. Ils attendent impatiemment le moment où le feu ne sera pas encore vert, mais où – parce que, comme moi, vous êtes une affreuse – vous aurez déjà posé un pied sur la chaussée.
Et là, tout est fini. Vous ne leur échapperez plus. Ils se lancent dans une diatribe haineuse. Leurs refrains favoris : la délinquance juvénile, l’insécurité en Autriche, le non-respect des règles, les parents qui ne savent pas éduquer leurs gamins, ah je vous jure, mais dans quel monde on vit.
J’ai une fois remis l’oscar du VMS à une grand-mère qui a dit à sa petite-fille – alors que celle-ci me regardait, interloquée, traverser la route « alors que le bonhomme il est pas vert, mamie » - que je n’étais pas un exemple à suivre, parce que les gens qui traversent quand ce n’est pas leur tour vendent aussi de la drogue. Pas bien.
Le VMS agit aussi :
- Dans le métro, quand vous avez malencontreusement posé votre pied sur le siège de devant (je vous le rappelle, vous êtes une affreuse).
- Dans le bus, parce que vous n’avez pas laissé votre place à mamie (Ca va, hein, tellement rabougrie la vieille, je l’avais pas vue…)
Au début, quand on m’engueulait en allemand, je ne comprenais pas, et j’avais envie de pleurer, parce que l’allemand, ça a beau être une très belle langue, ça peut être une peu agressif aussi, quand on vous crie dessus.
Après j’essayais de protester et de me justifier : « Mais euh, y’a pas de voiture ».
Maintenant, je n’enlève même plus mes écouteurs Ipod de mes oreilles d’affreuse. Je soulève juste mes cheveux pour leur montrer l’écouteur et que, de toutes façons je ne les entends pas. S’ils sont vraiment virulents, je peux me mettre à chanter, ou à leur répondre un « bla bla bla » cinglant. Quelquefois, je tire même la langue.
Quitte à être une affreuse, autant l’être jusqu’au bout.
13 mai 2007
La bureaucratie viennoise... oy !
Je vous vois déjà rigoler derrière votre écran. Ca vous fait rire, hein, quand l’affreuse se galère. Et bien vous n’avez pas fini de vous moquer de moi. Mais je vous préviens, on en reparlera quand vous aurez vous aussi affaire avec la bureaucratie autrichienne.
Pour une raison obscure, j’ai perdu – ou je me suis fait voler, mais ne jetons pas la pierre, Pierre – ma carte de transport. Pour la récupérer, j’ai eu droit à toute une série de formalités super sexy…
13h00, je me mets en branle.
Premièrement, m’adresser à un guichet, pour expliquer ma situation au gentil monsieur, qui me dit de me rendre à Erdberg, au centre de clientèle des Wiener Linien, où sont traités toutes les affaires de perte d’abonnement. Ce n’est pas tout à fait dans le même arrondissement, mais qu’importe, ça a l’air simple : je vais me rendre là bas et ils vont me donner une nouvelle carte. Magique !
13h30, je suis soulagée.
Je me rends donc à Erdberg, où une dame très gentille elle aussi mais avec un accent viennois – le genre d’accent qui devrait être interdit par la BDAAIPLE, la Brigade Des Accents Allemands Impossibles Pour Les Etrangers – me demande si j’ai mon certificat de perte.
« Mon certificat de perte ?
- oui, vous devez vous rendre à la Magistratabteilung (en gros, une antenne de la mairie) de votre arrondissement et en demander un, que vous devrez ramener pour avoir une nouvelle carte de transport. »
Soit.
13h45, je retourne dans mon arrondissement.
Je vais donc à la Magistratabteilung du 4e arrondissement, où je ré-explique (3e fois de l’après midi) mon histoire. Je me perds dans les couloirs, je ne trouve pas le bon bureau, je commence à râler. Puis je trouve un monsieur qui peut le faire. Grâce vous soit rendue, monsieur le viennois !
14h30, les vraies emmerdes commencent.
Il me cherche dans son fichier informatique, il ne me trouve pas. Problème.
« Vous ne vous êtes pas enregistrée parmi les résidents étrangers en arrivant ? Vous savez pourtant que c’est obligatoire dans les trois jours qui suivent votre arrivée en Autriche »
Mensonge éhonté de ma part : « ben en fait je suis arrivée il y a 3 jours ! »
Ca ne marche pas. Je me fais totalement griller. Normal, me direz vous, avec ma carte d’étudiant validée depuis le 6 Février (Ca va, hein, ne me faites pas les gros yeux, un petit mensonge de rien du tout de temps en temps, ça ne fait vraiment de mal à personne !)
Maintenant, je me souviens ! J’étais venue le faire ce truc, en plus. Et j’étais déjà tombée à ce moment là sur un mec incroyablement dégueulasse qui m’avait traitée comme un sans-papier turkmène parce que je n’avais pas mon extrait de naissance sur moi (Y’en a-t-il un d’entre vous qui se balade en permanence avec une copie de son extrait d’acte de naissance dans son portefeuille ? et ne me dites pas oui, de toutes façons, je ne vous croirai pas).
15h. Je ne perds pas patience. Je suis juste blasée.
« Bon, Monsieur, je peux le faire ici non ? C’est juste l’étage du dessous hein ?
- Oui, mais comme vous avez dépassé le délai, il faut aller dans le dixième arrondissement »
Autant vous dire que de prendre un avion pour Paris, ça me prenait autant de temps.
15h20. La je commence à être un tout petit peu énervée.
Je rentre chez moi imprimer mon extrait d’acte de naissance. Puis je me rends dans le 10e arrondissement.
16h. J’arrive au bout du monde.
… Et là, on veut me faire payer 200 euros d’amende pour ne pas m’être enregistrée dans les temps. Je me retiens de ne pas crever les yeux et de ne pas arracher les oreilles (pour ne pas dire autre chose, mais bon lui et moi, on n’est pas assez intimes pour ça, hein) du fonctionnaire que j’ai en face de moi.
Et vous vous en doutez, l’avion pour Paris, c’était moins cher.
16h15. Sous le stress, je trouve de nouvelles ressources.
Je fais la blonde. « Ich verstehe nicht. Ich bin Französisch » (NdT : je comprends pas, je suis française ».
Le mec me balance une boutade désagréable du type « bah avec ton accent, j’avais compris ». Je l’ignore, et réponds comme un disque rayé « Was ? Was ? ich verstehe nicht, ich bin Franczösisch ».
Lassé, il consent à renoncer à l’amende et à m’inscrire. Encore un autre problème : j’ai besoin de la signature de ma proprio pour me faire enregistrer.
Cette fois, je fais la blonde qui ment. Je luis sors que ma proprio est à l’étranger, en Amérique du Sud même, alors que c’est un peu dur, et que je sais pas quoi faire, ich verstehe nicht, je vous dis.
Ca marche. Incroyable. J’ai du être blonde dans une autre vie.
16h40. Je suis une warrior !
Et je me re-rends à la mairie du 4e arrondissement, où cette fois je fais faire le certificat de perte. Puis au centre de clientèle où j’obtiens enfin ma nouvelle carte de métro. A 17h29. Ca fermait à la demie.
Alors maintenant vous vous dites « Ok, happy ending » et blah-blah-blah. Mais moi j’ai souffert. J’ai du faire marcher beaucoup de mes neurones. J’ai dû négocier alors que je déteste ça. J’ai du me faire passer pour une blonde alors qu’il n’y a pas plus brunette que moi. J’ai eu peur. J’ai failli me perdre dans toutes ces lignes de métro dans lesquelles je n’avais jamais posé un doigt de pied. Je me suis fait engueuler par des gens que même je comprenais rien de ce qu’ils disaient. Snif.
J’ai failli être une affreuse en voie de disparition sur la planète hostile de la bureaucratie viennoise. Soutenez moi. Rejoignez la ligue de protection des affreuses. Et de leurs cartes de métro.
07 mai 2007
L'affreuse a voté !

Vous n’y échapperez pas. On a parlé sur tous les blogs de frenchies. Mon blog est un blog de frenchie. Donc on en parle ici aussi. Mais attention, on reste léger.
A la fois heureuse d’avoir un petit peu échappé à tout ce remue-ménage, mais aussi un peu frustrée d’avoir été en dehors de tout ça ; voilà à quoi a ressemblé ma journée du 6 Mai 2007.
6h : Lever, à Cracovie.
7h : Je prends mon train pour Vienne.
13h30 : 6 heures et demie plus tard, j’arrive. Il était temps, je tournais comme une affreuse en cage dans ce compartiment.
14h : A la maison, une tasse de thé, et je commence à appeler les copines françaises à Vienne, pour savoir ce qu’elles deviennent depuis mercredi.
« …
L’affreuse : et à part ça tu fais quoi ce soir ?
Copine : Ben c’est les élections. On va à l’Institut Français voir les résultats.
L’affreuse : … (Elle avait complètement zappé). Ah, meeerde, j’avais complètement zappé !!!
(Bien l’affreuse, quand on parle de la french touch, t’es là mais pour les présidentielles, y’a plus personne. Bravo).
L’affreuse : Euuuuh ? j’te rappelle.
14h07 : un autre coup de fil.
L’affreuse : Pôôôôpaaaaaa, t’as été voter pour moi ??
(Eh oui, l’affreuse reste une bonne citoyenne, même qu’elle a fait sa procuration le lendemain de son arrivée à Vienne !)
14h09 : L’affreuse a voté. Elle est soulagée.
14h11 : Je rappelle ma cop’s : « Euh, c’est bon en fait, j’ai voté, je peux venir ce soir sans raser les murs ».
Le soir, à l’Institut Français, il y a beaucoup de monde. J’étais déjà convaincue qu’il y avait pas mal de français à Vienne, mais je suis quand même très surprise. Arrivée à 19h40, on me met tout de suite au courant « C’est Sarko qui passe ». J’essaye de lire les expressions sur les visages des gens, sans succès.
Dans le hall du palais qui abrite l’institut, à gauche, un écran géant avec France télévisions. A droite un écran géant avec TF1. Dehors, des baffles avec je ne sais quelle chaîne. Le brouhaha est insupportable, Tous les sons sont décalés, on n’entend rien. Je saute à pieds joints pour voir un morceau de cheveu de Claire Chazal sur l’écran.
Puis le résultat tombe. Les gens réagissent. Certains sautent de joie, beaucoup se prennent la tête dans les mains de désespoir. Je suis intriguée. Je me demande comment les gens ont voté ici. Je viens de trouver la réponse, sur le site de l’ambassade de France en Autriche. C’est plutôt intéressant.
Notez bien que ce blog est un espace totalement apolitique, et qu’en conséquence je supprimerai tout commentaire n’ayant pas sa place sur ce blog d’affreuse.
06 mai 2007
Dans ta face, l'affreuse !
Pwarf, je vous ai abandonné les zamis. Vous m’en voyez désolée. Le temps est passé tellement vite, à peine quelques jours pour :
- Valider un cours de marketing international. C’est vrai que je ne bosse pas souvent, mais quand je m’y mets, et bien je m’y mets – moâ.
- Aller à Cracovie, puis revenir. Je ne manquerai pas de vous en parler plus longuement dans un prochain billet.
- Me mettre dans la tête que dans deux mois, Vienne, l’affreuse, Sissi, tout ça, ç’est terminé. Redevenir sérieuse quelques minutes dans la journée, et chercher un master, un stage, un job, quelque chose, quoi. Et d’ailleurs, bonne nouvelle, ça avance.
- Parallèlement, me guérir d’un étrange mal, qui consistait à taper des pieds par terre en criant dans l’appartement (et ailleurs si affinités) : « Je veux rester en Erasmuuuuuuuuus !! »
- Me remettre d’un des plus grands traumatismes de mon existence : Meeeeeeeerde, j’ai des cheveux blancs. Mais que fait la police ?!
Je n’ai pas encore accusé le coup du changement de couleur progressif de ma chevelure de rêve. Cependant, maintenant, je suis d’attaque avec mes cheveux blancs. Et d’ici quelques jours, je serai de retour avec plein d’histoires d’affreuse aux cheveux blancs à vous raconter. Ne vous faites plus de soucis (après, comme l’affreuse, vous aurez des cheveux blancs), les zamis, je suis de retour parmi vous !
… Et je vieillis. Bordel.








