l'espèce d'affreuse qui se prend pour Sissi

les aventures d'une affreuse en échange universitaire à Vienne

29 mars 2007

L'affreuse en République Tchèque, saison 1, épisode 1

Certains d’entre vous le savent déjà ; je reviens d’un voyage de six jours en République Tchèque. J’ai passé les quatre derniers jours à Prague, accompagnée. J’ai occupé les deux premiers jours à me promener – seule – dans deux villes de Bohème. Comme je suis une affreuse qui n’a qu’un seul cerveau, je ne peux pas tout vous raconter à la fois. Voici donc «l’affreuse en République tchèque», saison 1, épisode 1 : «je pars seule à l’improviste dans un pays que je ne connais absolument pas».

Première fois en République Tchèque, première fois que je voyage (totalement) seule. L’occasion pour moi de vous raconter cette folle épopée à travers mes «premières fois».

  • Premier contact avec la population locale

Quand j’arrive jeudi à midi à la gare routière de Prague, je prends le choc culturel en plein dans la face. Ca ne ressemble à rien de ce que j’ai pu voir auparavant. C’est vivant et sale. Les gens ne parlent pas un mot d’anglais.

Après avoir posé mon sac à dos de baroudeuse à la consigne de la gare, je regarde les horaires de bus, bien décidée à aller me balader. Oh, un bus pour Litomerice. Dans mon guide, ça a l’air chouette. Je décide de le prendre. Le chauffeur de bus, lui, a décidé le contraire. Il n’aime visiblement pas le billet de 2000 couronnes que je lui tends. Il m’engueule – en tchèque. Il me fait des grands gestes de la main, je comprends qu’il veut de la monnaie et qu’il faut que j’aille en chercher. Dès l’instant où je pose un pied hors du bus, il démarre. Soit j’ai mal compris, soit il n’est vraiment pas gentil. Quoiqu’il en soit, je ne peux pas m’empêcher de décider que les chauffeurs de bus tchèques et moi, ça n’aura rien d’une histoire d’amour.

Après coup : Je réalise que cette impression de ne rien comprendre m’est tout à fait familière. En fait, j’ai l’impression de revivre mes premiers cours de comptabilité. Alors j’ai décidé de faire comme en comptabilité : rire.

  • Premier repas

Pour absorber le choc culturel, je décide de trouver un MacDo. Petit, comme réaction, mais ça soulage. Après ça, je me sens revivre (et en plus, Ronald m’a donné des petites pièces que le prochain chauffeur de bus acceptera peut-être). Je retourne donc à la gare routière, je saute dans un bus pour Litomerice, et vogue la galère roule le car.

Après coup : j’ai mangé trop vite. Blurp.

  • Première visite

Il se trouve que le bus ne va pas jusqu’à Litomerice. Il s’arrête à Terezin, un camp de concentration tchèque. Pleine de bonne volonté, je décide de le visiter. C’est dur. Ca fait peur. Je me demande pourquoi je suis seule ici. Et alors, je me rends compte que je suis vraiment seule : plus aucun visiteur autour de moi. Il est 15h50. Le camp ferme à 16H. ET JE SUIS SEULE DANS CET ENDROIT. Je commence à courir, à chercher une sortie, à hurler « PLEEEEAAAASE !!! SOMEBODYYYYY !!! I’M LOOOST ». Intérieurement je ris. Je n’aurais jamais imaginé un jour me retrouver dans une telle situation. Je sais que je vais me débrouiller.

Quand enfin je sors, je me rends compte que j’ai raté le dernier bus pour rentrer à Prague. Hors de question de passer la nuit ici. Je trouverai finalement un moyen de rentrer : squatter un bus de collégiens italiens, en compagnie d’un couple d’anglais dans la même situation que moi.

Après coup : sur le moment, impossible de penser quoi que ce soit. Le soir, à l’auberge de jeunesse, je me rends juste compte que j’étais plutôt dans la m…, et que j’ai admirablement maîtrisé la situation. Je me suis mise toute seule dans cette galère, c’est vrai, mais je suis fière de m’en être sortie. Et j’aurais une histoire à raconter à mes petits-enfants.

  • Premier deuxième jour en République Tchèque

2007_03_KUTNA_HORA__2_Je pars pour Kutna Hora. Beaucoup de choses à voir là bas. Le musée et les mines d’argent, la cathédrale de Sainte-Barbe (la patronne des miniers, by the way), et surtout, l’ossuaire de Sedlec. Macabre à souhait. Ca me botte. Je rencontre des anglais (encore !) dans le train, on décide d’y aller ensemble.

Arrivée la bas, je suis bluffée. Des os humains pendent de partout. On dirait les décorations du sapin de Noël de la famille Adams. Je me retrouve face à un lustre, composé – paraît-il – de tous les os du corps humain. Pfuuu. Bizarre quand même. En sortant de l’ossuaire, je veux visiter le reste de la ville, mais il fait froid, et il pleut. Epuisée, je décide de rentrer à Prague. Je préfère aller boire une bière avec les hongrois de mon auberge de jeunesse que de continuer à marcher des heures sous la pluie.

Après coup : J’essaye de m’imaginer en lustre. Je ne comprends pas pourquoi, je n’arrive pas à me représenter la chose.

Bilan : je voulais depuis longtemps voyager seule. Je me rends compte que c’est énormément de liberté, voir ce qu’on veut, ne pas avoir d’horaires (hum, à part celles du bus qui rentre à Prague). C’est faire des rencontres qu’on n’aurait jamais imaginé si on était plusieurs. C’est aussi se faire peur inutilement. Je pense le refaire un jour. Je pense aussi que je vais attendre un peu avant de remettre ça. Trop d’émotions pour le petit cœur de pierre de l’affreuse, ces deux jours ;)

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28 mars 2007

Viens, je te montre ma chambre

Mercredi 21.03.2007, début de soirée.

Je suis assise devant la fenêtre. J'aime bien ma chambre, elle est au dessus de tout, et quand on regarde à travers la fenêtre, on voit juste les toits et les oiseaux. Ou un ciel aux couleurs déjà vues mille fois, mais toujours magnifiques.

J'avais prévu de bosser ce soir. Je me rends demain en République Tchèque, j'aurais aimé finir cet essai avant de partir. Mais je sais déjà comment ma soirée va finir. Au lieu de travailler, je vais rester des heures devant la fenêtre, à regarder les couleurs changer. J'aurai faim. Je me rendrai compte qu'il n'y a plus rien dans le frigo (zut). J'oublierai que j'ai faim et je commmencerai à faire mes valises. Je passerai une partie de la soirée avec coloc. Je réaliserai qu'il est tard. J'irai me coucher mais je ne dormirai pas, trop excitée par mon voyage.

... Je me connais trop bien :)

2007_03_depuis_chez_moi

mercredi soir, depuis chez moi

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22 mars 2007

L'affreuse s'énerve

Voici ce que j’ai reçu aujourd’hui :     

coup_bas

Si encore ce n’était qu’une pub de plus à la télé, ça irait. Mais recevoir ce message qui m’est particulièrement destiné, avec mon prénom en haut, je dois vous dire que ça ne me plaît vraiment pas du tout.

Une bonne femme que je ne connais pas tape l’incruste dans ma boîte mail, m’interpelle par mon prénom et veut m’aider à faire – je cite – «  la chasse aux capitons ». Mais d’où elle sort, celle-là ? Qui elle est, d’abord, pour me donner des leçons ? Je rêve ou tu t’es prise pour Heidi Klum?!

SALE PIMBECHE, moi je m’en vais te sculpter ton corps et te remodeler la face, tu ne vas rien comprendre.

Non mais.

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21 mars 2007

L'affreuse aime les tests inutiles

... En voici un, trouvé sur le blog d'Adeline. Ca ne sert pas à grand chose, mais le principe est sympa, les photos jolies, le résultat plutôt amusant.

Bref, si vous avez 3 minutes à perdre et qu'aujourd'hui vous avez décidé comme l'affreuse que vous êtes aussi le nombril du monde, ça se passe par .

Et vous, votre profil, ça donne quoi ?

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19 mars 2007

Les cafés Viennois

L’affreuse sera une alliée précieuse lors de vos déplacements dans la capitale impériale. Aujourd’hui, elle vous apprend à éviter ce moment de honte intense qu’éprouve automatiquement chaque touriste non-initié à Vienne au moment où il veut boire un café. On devrait toujours avoir une affreuse dans sa poche.

A Vienne ne demandez jamais un café. Dans le meilleur des cas, on ne comprendra pas ce que vous voulez, dans le pire des cas on vous rigolera au nez. Farpaitement, madame, ça m’est même déjà arrivé. Chaque Kaffeehaus ou même chaque petit snack dans la rue propose au moins 5 ou 6 types de cafés différents. Sachez vous y retrouver.

  • Avec l’affreuse, apprenons à ne plus pédaler dans la chantilly alors qu’on voulait un café tout bête.

Vous avez d’abord le « Schwarzer ». C’est notre expresso tout bête. Quoique ici, si vous demandez un expresso, on vous comprendra. Faites alors attention à préciser « groß » (grand). Parce que les petits sont vraiment très petits. Ne le confondez pas avec le « Brauner » qui est aussi servi dans une tasse à expresso, mais avec une goutte de lait (eh oui, braun, ce n’est pas schwarz). Vous avez ensuite le « Einspänner », un café noir allongé avec de la chantilly, le Capuccino qui est un capuccino, le « Häferl » qui s’apparenterait plutôt à du lait au café que du café au lait (ça, moi, je n’aime pas trop), et « l’Eiskaffee » qui comme son nom l’indique est servi froid.

La café le plus répandu ici reste le « Wiener Melange » : du café mélangé avec de la mousse de lait. C’est mon préféré. Il a une jolie couleur, et quelque fois, il est plus mousseux que liquide. Prononcez à la française, en exagérant le « e » final. Ein Wiener Melangeeeuuuu bitte.

  • Et maintenant, culturons nous avec l’affreuse :

La tradition des Kaffehaüser à Vienne remonte à la fin du XVIIe siècle, mais ne devient très populaire qu’à partir de 1870. Ainsi, à la fin du XIXe et au début du XXe siècle, vous auriez pu rencontrer dans les cafés de Vienne, Klimt, Freud, ou Wagner (Otto). Les Kaffehaüser étaient alors un haut lieu de rencontres et de modernité. Aujourd’hui encore, cet esprit reste présent. Quand vous allez dans une Kaffeehaus, vous pourrez parfois y voir des gens qui jouent aux échecs pendant des heures, ou qui lisent (tous) les quotidiens nationaux et internationaux. Ou une affreuse qui se balade.

Les cafés sont toujours servis sur des jolis plateaux en argent, avec un petit verre d’eau, par des garçons en costume trois-pièces. La tradition exige qu’ils soient un peu méprisants et dédaigneux, sachez vous en amuser. Prenez votre temps, fermez les yeux : ici rien n’a changé depuis un siècle. C’est agréable.

  • Et pour finir, le conseil de l’affreuse :

Vous trouverez dans les guides de Vienne toutes les adresses des Kaffeehaüser de Vienne. Ma préférence va au Café Havelka : banquettes déchirées et murs jaunis, sur lesquels vous pourrez voir des dessins des artistes (dont bon nombre appartenant au courant du réalisme fantastique) qui venaient y déjeuner il y a très longtemps. Les pâtisseries y sont aussi délicieuses, mais je ne peux pas encore vous en parler, je ne les ai pas toutes goûtées…

   

   

   

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Mon chocolat chaud à Palmenhaus

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16 mars 2007

L'arbre rose de Schwedenplatz

Mercredi dernier, en fin d’après-midi, lors d’une balade près de Schwedenplatz.

Le soleil a disparu, mais l’air est encore doux. A côté de moi, des vieilles dames mangent de la glace.

J’ai rencontré cet arbre à l’entrée d’une cour minuscule, coincée entre le Triangle des Bermudes et les quais du Danube. Ses fleurs roses se détachent du gris des immeubles délabrés. L’ensemble est étrangement harmonieux.

Je souris, c’est une bonne journée. Aujourd’hui j’ai rangé mon anorak tout au fond du placard, et j’ai mis pour la première fois de l’année mes ballerines préférées.

…A Vienne, c’est le printemps !

Et là où vous êtes, c’est comment ?

   

   

l_arbre_rose_de_Schwedenplatz

 

EDIT du 17/03/2007 : Je suis atteinte d'un mal atroce ; le mauvais oeil. Il a suffi que je parle du beau temps pendant deux minutes et devinez quoi ? il fait tellement froid maintenant que j'ai les doigts de pieds congelés dans mes ballerines. Températures négatives au programme cette semaine.

LA PROCHAINE FOIS, SI J'OUBLIE, RAPPELEZ MOI DE ME TAIRE.

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15 mars 2007

Schönbrunn : Sissi - 1 / L'affreuse - 0

Assez bavassé : maintenant, on passe aux choses sérieuses. Il y a quelques temps, j’ai visité Schönbrunn, le palais de l’autre Sissi. Pour voir si c’est vraiment mieux que mon chez moi. Verdict à la fin de ce post.

Schönbrunn, c’est immense. Le palais compte apparemment plus de 1400 salles. Heureusement que c’était son palais d’été, à Sissi, parce qu’en hiver elle se serait amusée pour chauffer tout ça.

Premier point commun avec Sissi : chez moi aussi, il fait froid en hiver.

Schönbrunn, c’est beau. Rendons nous l’évidence, ce n’est pas Versailles. Pourtant, c’est ce que la famille impériale souhaitait, mais faute de moyens, ils ont du se contenter d’un peu plus petit.

Ca nous fait un autre point commun avec Sissi : on mange toutes les deux des pâtes à la fin du mois.

Schönbrunn est un mélange de baroque et de rococo. En fait, l’architecture du palais a beaucoup évolué au fil du temps : il a été remodelé sur les ordres de la majorité de ceux qui y ont habité, ce qui lui permettait de rester moderne en permanence.

Tout pareil que chez moi ! Ikea collection 2004-2005, 2005-2006, 2006-2007 : je vis avec mon temps !

Certaines salles empruntent également beaucoup d’éléments à l’art chinois, dont raffolait l’impératrice Marie-Thérèse. Le salon chinois est remarquable, et il s’y est passé des évènements de la plus haute importance : rien que la fin de la monarchie, par exemple.

Encore pareil… Chez moi, la disposition des meubles Ikea est totalement feng-shui.

Mais ce que moi j’ai préféré là bas, ce sont les jardins « à la française ». En vous y promenant, vous y verrez une orangerie, une palmeraie, ou encore un labyrinthe. Au fond du jardin, vous verrez la Gloriette – une galerie construite à la gloire de Marie-Thérèse à l’occasion de sa victoire sur la Prusse de Frédéric II, apparemment légèrement misogyne – depuis laquelle on a une vue superbe sur le domaine et sur tout la ville de Vienne. Vous pourrez aussi vous balader dans le zoo de Schönbrunn, le plus ancien zoo du monde encore en activité.

Même si j’ai des oranges dans le frigo, des araignées dans la baignoire, et que mes colocs sont des drôles d’animaux, Sissi marque des points. L’affreuse est fair-play. L’affreuse dit bravo. L’affreuse dit aussi : c’est loin d’être fini ma jolie.

En résumé, plutôt que de visiter l’appart de l’affreuse, allez à Schönbrunn, c’est quand même plus cosy. Et ne manquez pas l’occasion de vous promener dans les jardins (oui je sais, je fais une fixation sur les jardins), vraiment très agréables.

Pour plus d’informations, vous pouvez vous rendre sur le site officiel du domaine de Schönbrunn.

NB : Vous saviez que le Chiffre d’affaires de Schönbrunn s’élève à 30 millions d’Euros ? Perso, je trouve ça ouf.

Posté par Rapha_ELLE à 18:32 - A Vienne, l'affreuse se culture - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 mars 2007

Week-end à Salzburg

Petite escapade à Salzburg, pour un court week-end. Je n’ai pris que mon petit sac à dos (celui que je prenais pour aller en cours quand j’étais en secondeJ), et à l’intérieur, j’ai mis deux paires de chaussettes, ma brosse à dents, un plan de la ville, un appareil photo, 7 potes. Envie de me donner des airs de baroudeuse, mais pas totalement : je prends quand même ma trousse à maquillage, ça peut servir. Et allez hop, on y va, en route pour l’aventure.

Maintenant, culturons nous avec l’affreuse :

Salzburg, jolie ville de 150 000 habitants, est la ville natale de Mozart. Située légèrement en altitude, elle est entourée de montagnes, ce qui n’est pas sans rappeler ma chèèèèère ville natale (Grenoble). Rassurez vous, c’est leur seul point commun.

L’architecture à Salzburg est remarquable, la ville est un mélange de gothique et de baroque, assez typique des villes autrichiennes. Ajoutez à cela un cadre magnifique – Alpes sweet Alpes – et vous obtiendrez une ville qui appartient au patrimoine mondial de l’UNESCO ; ce qui prouve bien que quand je dis que c’est joli, je n’ai pas totalement tort (de toutes façons, j’ai toujours raison).

Ce que moi j’ai remarqué, c’est la stratégie marketing de Salzburg. Deux produits phares : « The sound of music », et Mozart. A tel point que je me demande si Mozart n’est pas une invention pour attirer les touristes. Je ne pensais pas qu’il pouvait exister autant de gadgets débiles avec la tête de Mozart dessus. Je croyais qu’on avait atteint le summum à Vienne avec Sissi, mais non : après deux jours à Salzburg, je vois Mozart de partout, je rêve de lui, même. Help.

Si toutefois vous n’avez pas peur de l’indigestion, allez faire un tour à Salzburg. Il y a des balades magnifiques à faire dans la vieille ville et sur les collines alentours. Les châteaux forts côtoient les chalets Heidi-style, les bars branchouilles cohabitent avec les restaurants typiques, la ville avec la montagne. Salzburg, c’est un mini-monde entre deux mondes.

Pour le site officiel du tourisme de Salzburg (en français), cliquez .

Posté par Rapha_ELLE à 13:49 - L'affreuse ne tient pas en place - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 mars 2007

A Vienne, on s'aime

La Révolution des lecteurs de l’affreuse a eu lieu. J’ai du promettre, pour éviter la décapitation, de poster davantage de photos sur ce blog. Vous trouverez donc dans cette rubrique des photos prises au hasard des mes journées : jolies ou non, amusantes ou pittoresques, elles vous permettront de connaître Vienne telle que je la vis chaque jour.

Première image, premier instant.

Vendredi dernier, en sortant de l’université, il est 17h : je me promène sur Kärtner Strasse, plein centre de Vienne. J’ai Stefansdom derrière moi, et ces filles devant.

Elles s’amusent et piaillent, entre copines, proposent un câlin à une grand-mère, qui s’enfuit en se posant à voix haute des questions sur la santé mentale de la jeune génération. Je m’approche, elles me tendent les bras. Bingo ! On se prend dans les bras, on rigole, je leur demande de poser. Tiens, d’ailleurs, elles vous passent le bonjour.

          

Free_hug_a_Vienne

* traduction : Gratis Umarmung veut dire câlin gratuit.

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08 mars 2007

Je suis une affreuse criminelle

ist1_1106810_spider_cartoonJe vous ai récemment parlé du charmant spécimen avec lequel je vis. Je vous ai menti : en fait nous sommes plusieurs. Je vais vous faire un aveu : il y a même davantage de femmes que d’hommes qui vivent dans cet appartement .

Il y a au moins une dizaine de nanas à poil sur les murs. Je vis avec des mecs, mais aussi avec leurs fantasmes, sponsorisés par Palmers : Antje, c’est celle du salon, Beate celle de la chambre de coloc, et Margit, la plus hot de toutes, habite dans la cuisine. Ne vous moquez pas des noms s’il vous plaît, c’est typiquement allemand (les pauvres).

Il y a aussi l’araignée-dans-la-baignoire. Ce n’est pas une nana à poil, c’est une vraie araignée, moche, mais attachante : ensemble, rendons lui hommage.

Elle est gentille. Elle me dit bonjour chaque matin, accrochée au rideau de douche. Au début, j’essayais de l’ignorer, mais elle a l’air tellement heureuse de me voir ! Dès qu’elle m’entend rentrer dans la salle de bains, elle agite ses petites énormes pattes, de joie, comme pour dire « Aaaaah, te voilà ».

Quand je rentre dans la baignoire, elle est toujours là. Elle m’attend. Au début, j’étais un peu gênée qu’elle me voie toute nue ;  Ok, on partage le même appartement mais il ne faut pas pousser. Je m’y suis attachée malgré tout, je me surprends même à fixer le rideau de douche quand je ne la vois pas se balader dessus.

Ce matin, on s’est disputées. J’étais dans la baignoire, et je lui racontais des histoires. Elle a décidé de descendre du rideau de douche, pour venir me rejoindre. Je me suis rendue compte, alors qu’elle s’approchait de moi (très vite), qu’elle était franchement moche et grosse (et velue), mais surtout que, vue de près, elle avait l'air beaucoup moins sympathique.

Réflexe de survie : un coup de gel douche sur ta tête, un bon jet d’eau dans ta face, et tu dégages. Je t’aimais bien, l’araignée, mais t’as déconné. Je te regretterai, mais pas trop.

R.I.P l'araignée.

Posté par Rapha_ELLE à 21:19 - Galères d'affreuse - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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