27 février 2007
Première sortie : direction Melk
Je suis une affreuse à qui une des plus belles villes d’Europe ne suffit pas. Il faut encore que j’aille voir ailleurs ce qu’il se passe. Vous trouverez donc dans cette rubrique un compte rendu de mes escapades en dehors de Vienne …
Ma première sortie de Vienne m’a donc emmenée jusqu’à Melk (comment ça, vous ne connaissez pas Melk ?!), que (moi non plus) je ne connaissais pas jusqu’alors. Et bien figurez vous que Melk, c’est très joli.
Maintenant, culturons nous avec l’affreuse :
A Melk, il y a une abbaye bénédictine, de laquelle est partie une très grande réforme monastique. Haut lieu de vie intellectuelle, l’abbaye possède une des plus grandes bibliothèques du pays : 100 000 volumes, dont bon nombre d’incunables*. L’abbaye est LE symbole de l’architecture baroque viennoise. Très luxueuse, elle a accueilli bon nombre de people tout au long de son histoire : Mozart et Napoléon y ont par exemple séjourné. D’ailleurs, si vous avez l’occasion de vous y rendre, vous pourrez lire sur un panneau « Mozart was here ». Trop drôle.
Ok, vous vous dites encore : c’est bien gentil tout ça, ça ne reste qu’une abbaye perdue au fin fond de l’Autriche. Et bien pour votre gouverne, sachez que cette abbaye a inspiré les décors du film « Au nom de la rose ».
Tchô les gens.
*Incunable : je trouve ce mot extraordinaire. Allez y, dites que j’ai la maturité d’un gosse de maternelle, mais je rigole dès que je lis ce mot quelque part. Et d’ailleurs, vous savez ce que ça veut dire ? Allez, hop : 10 points et tout mon respect au premier qui me sort la définition.
26 février 2007
L'affreuse à l'opéra
L’opéra est à Vienne ce que les macarons sont à Ladurée : c’est simplement emblématique et incontournable. J’ai fait mon baptême d’opéra la semaine dernière. La Bohème, de Puccini. Même que ça durait super longtemps, et que c’était en italien sous-titré allemand (difficile), et que budget d’étudiante oblige j’étais assez mal placée : et bien c’était trop bien quand même. Je reviendrai, foi d’animal.
- Déjà, ça me change de ma musique d’affreuse
- On peut passer des heures à regarder l’orchestre
- On peut critiquer les robes des madames qui ont les super-places
Non, franchement l’opéra, c’est cool.
A propos de l’opéra :
L’opéra a été construit de 1861 à 1869, par August Sicard von Sicardsburg et Eduard van der Nüll. Pour la petite histoire, l’un s’est suicidé devant la déception de l’Empereur, l’autre est décédé d’une crise cardiaque dix semaines plus tard : aucun des deux n’ont donc vu l’achèvement des travaux. C’est dur.
L’intérieur est assez sobre. En effet, l’opéra a été détruit par un bombardement allié en 1945, et la salle a été reconstruite quelques temps après la fin de la 2nde Guerre Mondiale, dans un style plus moderne.
Pour aller à l’opéra :
Le bon plan, c’est de prendre une stehplatz (ça veut dire place debout, et ne dites pas qu’on ne vous a pas prévenus). Vous avez le choix entre 3 catégories : parterre, galerie, balcon. Les premières coûtent 3,5€ (normal, elles sont juste en face de la scène), les autres 2€. Si si : à Vienne, vous pouvez aller à l’opéra pour 2€. Pour obtenir une stehplatz, il vous suffit de vous rendre à l’opéra une heure avant le début de la représentation (bon à savoir : les guichets ouvrent 80 minutes avant le début de la représentation). Attention, les places ne sont pas numérotées, vous devez donc à votre arrivée poser votre pull ou autre à votre place, et vous pouvez ensuite aller vous balader dans l’opéra. Just enjoy !
Pour avoir le programme du mois de Mars, c’est ici.
Pour avoir l’histoire complète et des images de l’opéra de Vienne, c’est là.
L'opéra à 18h, depuis la terrasse de l'Albertina.
21 février 2007
Le supermarché, cet enfer
Faire ses courses ici, c’est normal pour les autrichiens, plus difficile pour les étrangers, et impossible pour les affreuses. Lisez plutôt.
Première étape : mieux vaut jamais que trop tard
A Vienne, les supermarchés ferment à 18 heures, et à 17 heures le samedi. Evidemment, rien n’est ouvert le dimanche. Epicerie de quartier ? Comment dire : pas là, non.
Sachant que le supermarché se trouve à approximativement 4 minutes de marche, l’affreuse devra donc s’assurer qu’il n’est pas plus tard que 16h45. Pourquoi ? Attendez la suite, ça vaut le folklore du Sud Tyrol.
Seconde étape : Echauffements
A Vienne, capitale plus verte que verte, on se soucie de l’environnement. On ne distribue donc pas de sacs plastique dans les supermarchés. Je suis pour. Je deviens totalement contre, quand, une fois arrivée au supermarché, je me rends compte que j’ai oublié les miens à l’appartement. J’y retourne donc. Notez que quand je reviens au supermarché, il est déjà 17h10.
Troisième étape : … ahpfu, 17h11
Toujours à Vienne, la galère commence réellement. Je suis incapable de comprendre ce que sont les produits dans les rayons. Pourtant, il y a une photo sur l’emballage, et j’ai même un dico dans mon sac en cas de doute.
Je cherche avec détermination les standards internationaux : Knorr, Kellog’s, Nestlé. Je me rends alors compte que je ne suis pas dans le bon supermarché : ici, c’est peut-être moins cher, mais c’est marques locales only.
Un coup d’œil à ma montre : 17h30, trop tard pour faire marche arrière. Je m’obstine. Je perds du temps à déchiffrer les noms des yaourts. Je perds mon caddie (je perds la tête) et surtout je perds patience.
Quatrième étape : c’est la lutte finale
Direction : la caisse. Ca va vite, trop vite, les articles s’entassent, je n’ai pas le temps de les mettre dans mes sacs. La dame accélère encore (ù%$£*µ@ !!!!!!!!).
Quand elle m’annonce le prix de mes achats, c’est dans un dialecte viennois incompréhensible (sensiblement le même que celui du monsieur de l’électricité). Je veux partir, je n’essaye même plus de comprendre, et lui tends ma carte bleue.
… Et c’est maintenant que je me rappelle qu’à Vienne, les supermarchés n’acceptent pas les cartes bleues VISA.
Je suis sûre que l’autre Sissi n’a jamais été confrontée à ce problème. Je suis sûre que quelqu’un qui savait que les supermarchés ferment à 18h, qu’il faut préparer ses sacs plastique, et ne pas utiliser une carte bleue VISA, lui faisait ses courses.
C’est trop injuste.
18 février 2007
Andy Warhol, "Popstars" à l'Albertina
Parce que je suis une affreuse mais aussi une touriste, il m'arrivera bien souvent de traîner dans des musées et devant les curiosités touristiques locales. Première étape : le musée Albertina et son expo Warhol.
A propos de l’expo « Popstars » :
Expo plutôt jolie et inattendue. L’Albertina expose une série de portraits réalisés par Andy Warhol de 1975 à 1986 en suivant une méthode peu ordinaire : Photos Polaroïd prises lors de concerts, projetées sur une feuille de papier sur un mur. Andy Warhol dessine alors le portrait en ignorant certaines lignes du visage. Toutes les lignes n’ont pas besoin d’être reprises : quand le public fait de quelqu’un une popstar, il ignore aussi certaines de ses « lignes ».
Ainsi, on pourra rencontrer à l’Albertina jusqu’au 25 Février 2007 (L’expo est prolongée d’une semaine !) Aretha Franklin, Michael Jackson, Charles Aznavour, les Beatles, et bien sûr les Rolling Stones et (qui l’eût cru ?) Mick Jagger, croqués par l’artiste.
A propos de l’Albertina :
C’est une des plus belles collections d’œuvres d’art au monde, que l’on doit au Prince Eugène de Savoie et au Duc Albert de Saxe-Teschen : plus d’un million d’estampes, plus de 60 000 dessins.
On s’y rend en premier lieu pour admirer des œuvres de Rubens, Schiele, Cézanne, Klimt, Picasso, Dürer, et autres. On pourra aussi y aller pour apprécier le beauté des lieux : en effet, l’Albertina est le plus grand hôtel particulier de la famille des Habsbourg et ses salles sont simplement magnifiques.
...La classe Sissi, quoi.
Plus d’infos : www.albertina.at
Ouvert tous les jours de 10h à 18h, le mercredi jusqu’à 21h
Tarif étudiant : 7,5€ (quand même !)
16 février 2007
Monsieur de l'électricité du matin, chagrin
8 heures lundi, on sonne à la porte. Bigre, un monsieur que je ne connais pas, mais qui porte un joli uniforme de la « Wienerisch Energie ». Je devine qu’il va falloir parler allemand. Or, à huit heures du matin, l’allemand et moi on n’est pas tout à fait copains.
Dans un effort surhumain, j’appelle à l’ordre tous mes neurones et articule un superbe « Guten Taaaaaaag ». Je vous épargnerai l’incompréhensible conversation qui a suivi : d’un côté, le monsieur et son accent viennois prononcé, de l’autre, moi et mon allemand du matin.
Traduction dans un langage abordable par la majorité : le monsieur me tend une jolie enveloppe, une facture. 1700 euros. Il me demande si j’ai cette somme sur moi, mais comment dire….Euh…non. Ca ne lui pose pas de problème, je dois (juste) payer cette somme dans les prochains jours. Ce que ce monsieur très gentil n’a pas dit, c’est qu’il a coupé l’électricité et le gaz. Si, si, en Février.
Je viens donc de passer 36 heures dans une ambiance Robinson-Crusoësque, en admettant que l’île de Vendredi se trouvait sur la banquise. Véridique : mes surgelés ont à peine dégelé hors du congélateur.
La vie est peut-être une jungle, mais une jungle polaire.
13 février 2007
L'histoire commence par un "Au revoir"
Bonjour et bienvenue sur mon blog d'affreuse !
Je suis arrivée ici il y a maintenant une semaine. Et croyez moi, il s'en passe, des choses, en une semaine.
Comme j'ai envie de tout vous raconter, j'ai imaginé ces quelques pages, pour que vous puissiez me suivre jour après jour dans mes tribulations hasardeuses d'affreuse en goguette.
Ce blog s'adresse donc en priorité à mes proches, mais comme il est gentil (le blog) et accueillant, il invite tout le monde (et surtout les affreux)!
Heureuse de vous savoir avec moi dans mon joyeux périple, je vous souhaite à tous une très bonne lecture et attends vos nombreux commentaires et blagues même pas drôles.
Tchô les gens :)









